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Le Royaume-Uni sort de la récession

Londres, capitale du Royaume-Uni
Londres, capitale du Royaume-Uni Photo: AFP / Miguel Medina
Radio-Canada

Après neuf mois de contraction, l'économie du Royaume-Uni s'est redressée de 1 % au troisième trimestre, ce qui permet au pays de sortir officiellement de la récession, a annoncé l'Office des statistiques nationales.

La hausse, qui est la plus importante enregistrée depuis cinq ans, dépasse les prévisions des analystes qui prévoyaient une croissance de 0,6 % du PIB.

Le Royaume-Uni met ainsi derrière lui sa double récession la plus importante depuis les années 1950. Le pays, qui était sorti du premier creux à la fin de 2009, a replongé en récession au premier trimestre de l'année, en raison de la crise de la dette dans la zone euro et des mesures d'austérité du gouvernement de David Cameron.

Il semble que la tenue des Jeux olympiques à Londres cet été ait contribué au redressement de l'économie. Le secteur des services affiche une progression marquée.

Les derniers chiffres sur le PIB britannique s'accompagnent de bonnes nouvelles au chapitre du chômage et de l'inflation. Le ministre des Finances, George Osborne, estime que « ces chiffres montrent que nous sommes sur la bonne voie », même si le Royaume-Uni « fait toujours face à de nombreuses difficultés économiques dans le pays comme à l'étranger ».

Certains analystes n'écartent pas une nouvelle contraction de l'économie britannique au quatrième trimestre ou en 2013, une fois que les effets bénéfiques des Jeux olympiques se seront évanouis.

Fermeture d'usines

Le secteur automobile britannique a, par ailleurs, subi un coup dur mardi. Le constructeur américain Ford ferait 1400 mises à pied à ses usines de Dagenham et de Southampton, selon le syndicat des travailleurs.

Ford, qui emploie 11 400 personnes au Royaume-Uni, a annoncé mercredi, en Belgique, la fermeture de son usine de Genk, d'ici la fin de 2014, qui se traduira par la perte de 4200 emplois.

Ford a annoncé jeudi qu'il prévoyait de perdre cette année plus de 1,5 milliard de dollars en Europe, où le constructeur supprimera un total de 6200 emplois, soit 13 % de ses effectifs dans la région.

Avec les informations de Agence France-Presse, Associated Press, et Reuters

Économie