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Le ministre Bergeron se défend d'avoir fait de l'ingérence

Le ministre de la Sécurité publique, Stéphane Bergeron

Le ministre de la Sécurité publique, Stéphane Bergeron

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le ministre québécois de la Sécurité publique, Stéphane Bergeron, réfute les accusations d'ingérence politique dans les services de police lancées par le Parti libéral.

Mercredi, le porte-parole du PLQ en matière de sécurité publique, Robert Poëti, a reproché au ministre Bergeron d'avoir rendu visite à l'Unité permanente anticorruption (UPAC) et d'avoir demandé des résultats rapidement, mais aussi d'avoir muté le directeur de la Sûreté du Québec (Nouvelle fenêtre) (SQ), Richard Deschênes.

« Est-ce que c'était de l'ingérence politique qu'il y ait un ministre de la Sécurité publique qui décide de mettre en place une loi qui demande à ce que les différentes instances luttant contre le crime travaillent ensemble? »

— Une citation de  Stéphane Bergeron, ministre de la Sécurité publique

« Quelle est l'ingérence politique de la part de son successeur de demander à la même entité de faire ce qu'on lui a demandé de faire par loi? » a-t-il poursuivi.

Invité à commenter la suggestion de M. Poëti de confier à l'Assemblée nationale de nommer le directeur de la SQ, M. Bergeron a préféré passer à l'attaque. « Ça aurait été le fun que le Parti libéral l'amène, cette idée-là » quand il était au pouvoir, a-t-il ironisé. Il a en outre déploré le fait que M. Poëti, selon lui, « cherche à discréditer » le nouveau patron de la SQ, Mario Laprise.

« L'objectif qu'on doit poursuivre, c'est d'éradiquer le crime au Québec, ce n'est pas de discréditer la Sûreté du Québec, de discréditer sa direction, ce n'est pas de tenter de faire des amalgames de nature politique qui n'ont pas cours présentement », a-t-il ajouté. Je pense que le rôle des policiers et le rôle de l'État québécois, c'est de faire obstacle au crime. »

Il a en outre nié que la mutation de M. Deschênes soit une rétrogradation. Ce n'en est pas une « parce qu'il conserve son traitement jusqu'à la fin de son mandat, parce qu'il fait toujours partie de la Sûreté du Québec, parce que nous comptons pouvoir toujours profiter de son expérience et de ses compétences au service de l'État québécois », a-t-il argué.

Une ingérence « inacceptable », juge l'opposition

Robert Poëti, porte-parole du PLQAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Robert Poëti, porte-parole du PLQ

Plus tôt, en conférence de presse, M. Poëti avait qualifié la demande du ministre auprès de l'UPAC de geste « inacceptable ».

« C'est un retour en arrière d'au moins 50 ans dans la liberté et l'autonomie que les policiers doivent avoir. C'est très inquiétant. [...] Quel message [le ministre] lance-t-il? »

— Une citation de  Robert Poëti

Il a rappelé que les policiers doivent être « indépendants dans leurs enquêtes et leur façon de travailler ». Il craint que le mur entre le politique, le judiciaire et le policier ne soit abattu.

M. Poëti, lui-même un ancien porte-parole de la SQ, a par ailleurs affirmé que la nomination de Mario Laprise avait toutes les apparences d'une nomination partisane. Citant l'article 58 de la Loi sur la police, M. Poëti a rappelé qu'une enquête doit être diligentée avant le congédiement du directeur de la SQ.

Extrait de l'article 58 de la Loi sur la police

« Le directeur général ne peut être destitué que sur recommandation du ministre, après enquête menée par celui-ci ou par la personne qu'il désigne. »

S'il y a eu enquête pour motiver cette décision, M. Poëti veut qu'elle soit rendue publique.

Il déplore aussi que la SQ doive maintenant verser un salaire de 200 000 $, payer deux gestionnaires, en plus des avantages auxquels ils ont droit. M Deschênes n'a que 57 ans, il aura droit au plein traitement jusqu'à sa retraite à 65 ans.

Avec les informations de La Presse canadienne

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