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Le français dans l'Ouest canadien : plus de locuteurs, et des pourcentages moindres ou stables

Recensement
Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

De façon générale, les Canadiens dans l'Ouest ont été plus nombreux en 2011 à déclarer que le français est présent dans leur vie. Leur poids face au reste de la population de leur province ou territoire tend toutefois à diminuer par rapport aux statistiques de 2006.

C'est en Alberta et en Colombie-Britannique que la présence du français a le plus augmenté depuis 2006 dévoile Statistique Canada dans son rapport Caractéristiques linguistiques des Canadiens, dont les données proviennent du recensement de 2011.

En Alberta, plus de 81 000 personnes ont le français comme langue maternelle, 74 222 l'ont comme langue parlée à la maison, et 71 370 l'ont comme première langue officielle parlée.

Ces chiffres avoisinent les 70 700, 69 500 et 62 200 personnes respectivement en Colombie-Britannique.

Les deux provinces affichent des hausses significatives dans chaque caractéristique linguistique francophone depuis le recensement 2006.

Le pourcentage d'Albertains ayant déclaré avoir le français comme langue maternelle a augmenté de 18 % depuis 2006. L'augmentation est de 12 % chez les Britanno-Colombiens. À titre de comparaison, l'augmentation n'a été que de 5 % en Ontario.

En outre, 22 % de Britanno-Colombiens de plus ont le français comme langue parlée le plus souvent à la maison. Ce chiffre n'est que de 6 % en Ontario.

Le nombre de Canadiens dans les deux provinces qui peuvent soutenir une conversation en français a augmenté, mais leurs pourcentages ont chuté de quelques dixièmes de points. À près de 239 000 personnes, il se situe à 6,6 % en Alberta et avec près de 299 000 personnes, il représente 6,9 % des Britanno-Colombiens.

Enthousiasme des francophones pour l'Alberta mais...

Même si les Francophones ne représentent que 2,2 % de la population albertaine, 7 personnes s'ajoutent à leur communauté chaque jour.

Ferdinand Akassé, qui est arrivé de Côte-d'Ivoire avec sa famille vendredi dernier, explique qu'on leur a dit du bien de l'Alberta. « On vient pour l'éducation des enfants, pour la recherche d'un emploi. J'ai été formé pour travailler dans les raffineries. J'ai cherché la province qui pouvait m'arranger. C'est pourquoi j'ai choisi Edmonton », explique-t-il.

L'infirmière Nathalie Duchaine a quitté le Québec, il y a trois ans. Elle assure avoir été un peu désenchantée à cause de l'exigence de parler anglais. « Quand je suis arrivée, j'ai frappé un mur. Je me suis fait dire que la province était unilingue. Mais mon anglais ne va pas loin », commente la jeune femme.

Manitoba et Saskatchewan : le nombre de parlants français augmente légèrement

Le nombre de Canadiens qui ont le français comme langue maternelle ou comme langue la plus souvent parlée à la maison a aussi augmenté au Manitoba et en Saskatchewan, mais beaucoup plus faiblement.

Le pourcentage de Manitobains qui ont le français comme langue maternelle a légèrement glissé de 4,2 à 4,0 %, même si, à près de 47 700, ils sont plus nombreux de quelque 500 personnes.

En Saskatchewan, ce pourcentage s'est à peu près maintenu à 1,9 %, malgré une augmentation de près de 1 400 personnes de langue maternelle française, pour un nombre total de plus de 18 900 personnes.

L'usage du français stable ou à la baisse

1,4 % des Saskatchewanais ont déclaré le français comme première langue officielle parlée, contre 1,6 % en 2006.

À la maison, 3,6 % des Manitobains ont déclaré parler le français, un pourcentage demeuré stable. Ils sont environ 3000 de plus à le faire, pour un total d'environ 42 500 Manitobains.

Un peu plus à l'ouest, 1,5 % des Saskatchewanais ont affirmé la même chose. Ils sont près de 2 200 personnes de plus à avoir affirmé parler la langue de Molière à la maison, pour un total d'un peu moins de 15 000 personnes.

D'autre part, 3,5 % des Manitobains ont le français comme première langue officielle parlée, contre 3,8 % il y a cinq ans. En plus de cette légère diminution en pourcentage, leur nombre a aussi légèrement baissé d'un peu plus de 1800 personnes.

Avec environ 104 600 personnes, moins de Manitobains peuvent soutenir une conversation en français qu'en 2006. Leur pourcentage, 6,6 %, a également diminué.

Le même phénomène prévaut en Saskatchewan, où environ 1000 personnes de moins peuvent converser en français. Ils sont 47 000 à pouvoir le faire selon les chiffres de 2011, soit 4,6 % de la population provinciale.

Forte progression du français au Yukon

Le français comme langue maternelle est en progression depuis 2006 et représente plus de 1 600 Yukonnais.

Les Yukonais qui parlent le français à la maison, soit environ 1 700 personnes, représentent maintenant 5,1 % de la population du territoire, comparativement à 4,2 % il y a cinq ans.

Le nombre de Canadiens qui ont le français comme première langue officielle parlée au Yukon a augmenté de 300 personnes pour atteindre 1500 personnes et sa proportion par rapport au reste du territoire est passée de 3,9 % à 4,4 %.

La capacité de soutenir une conversation en français a augmenté, passant de 11,8 % à 13,4 %. Plus de 4 500 Yukonnais déclarent ainsi pouvoir converser dans cette langue.

Qu'entend-t-on par ?

Langue maternelle : première langue apprise dans l'enfance et encore comprise. Une personne a deux langues maternelles seulement si les deux langues ont été utilisées aussi souvent et sont toujours comprises.

Langue parlée à la maison : langue parlée le plus souvent au moment de la collecte des données. Dans le cas d'une personne seule, il s'agit de la langue dans laquelle elle se sent le plus à l'aise.

Première langue officielle parlée : variable précisée dans le cadre de la Loi sur les langues officielles. Vise à inclure les allophones, selon la langue officielle vers laquelle ils s'orientent. Elle tient compte premièrement de la capacité à soutenir une conversation dans l'une ou l'autre des deux langues officielles, deuxièmement de la langue maternelle et troisièmement de la langue parlée à la maison.

Exemple : Si Anne Tremblay peut soutenir une conversation en français seulement, elle est automatiquement classée comme ayant le français comme première langue officielle parlée.

Si Mme Tremblay peut converser autant en français qu'en anglais, on utilise sa langue maternelle pour déterminer sa première langue officielle parlée.

Si la langue maternelle de Mme Tremblay n'a pas pu servir à la classer, on utilise la langue parlée à la maison le plus souvent.

Pour plus de détails : Définitions des variables sur la langue (Statistique Canada) (Nouvelle fenêtre)

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