•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une voix modérée intervient dans le débat sur la dualité dans les soins au N.-B.

L'hôpital d'Edmundston

L'hôpital d'Edmundston (archives)

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le Dr Jean Soucie, médecin à l'Hôpital d'Edmundston, au Nouveau-Brunswick, lance un appel au calme dans les prises de position sur la dualité en santé.

« La qualité des soins passe en avant d'une question de la langue pour moi », affirme Dr Soucie.

Tout comme de nombreux spécialistes du nord de la province, le docteur Jean Soucie croit que la qualité des soins passe avant le débat linguistique. Il prône la discussion plutôt que la polémique.

Il croit que le groupe Égalité santé en français va trop loin dans ses revendications et devrait choisir davantage ses batailles.

« Je supporte son travail pour le rattrappage dans bien des choses mais en ce qui concerne les soins tertiaires de haute qualité comme la cardiologie et la neurochirurgie, je pense qu'on n'a pas fait nos devoirs assez bien de ce côté-là pour pouvoir le justifier », explique Jean Soucie.

Le Dr Soucie, qui est un des fondateurs du centre cardiaque à Saint-Jean, trouve la situation désolante. Selon lui, il n'est pas nécesssaire de rouvrir un débat douloureux sur le bilinguisme.

Le président du groupe Égalité santé en français, le Dr Hubert Dupuis, se demande où étaient le Dr Soucie et les spécialistes du nord lorsqu'il était temps de faire des recommandations à la ministre de la santé pour le plan de rattrapage.

Le docteur Dupuis est contre l'idée d'un seul centre de cardiologie bilingue. « Je pense que du côté des soins cardiologiques, comme le St-John Regional, actuellement, a besoin d'une 4e salle de cathétérisme cardiaque. Je pense qu'au lieu de la mettre au St-John Regional, on devrait la mettre du côté francophone », explique Dr Dupuis.

Le Dr Soucie affirme que le fait de regrouper les soins plus spécialisés dans un centre bilingue est une option plus économique et plus adaptée à une petite province comme le Nouveau-Brunswick. Mais selon le Dr Dupuis, l'égalité, c'est plutôt d'offrir à l'un ce que l'on donne à l'autre.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Acadie