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Appartements pour prostituées dans Hochelaga-Maisonneuve?

prostitution
Photo: istock

Le maire de l'arrondissement de Hochelaga-Maisonneuve, Réal Ménard, croit avoir trouvé une nouvelle solution pour contenir la prostitution dans le quartier en construisant un immeuble à logements réservé aux travailleuses du sexe.

Selon le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), environ 45 prostituées étaient très actives dans le secteur cet été. Quelque 90 % d'entre elles étant sans domicile fixe, elles se retrouvaient souvent dans des endroits non sécuritaires pour dormir.

« Une fois que les budgets seront connus, il faudra faire [des démarches] pour intéresser un organisme à but non lucratif (OSBL) à vouloir opérer un bâtiment identifié avec une vingtaine d'appartements, où il y aura des ressources communautaires pour que les filles ne soient pas à la rue », explique le maire Ménard.

« Mais comprenez-moi bien. Je ne suis pas en train de suggérer que ces appartements-là vont devenir un bordel. Ce n'est pas de ça qu'on parle », précise-t-il.

En juin dernier, le maire Réal Ménard avait proposé une autre solution pour lutter contre la prostitution : créer une zone de tolérance pour la prostitution dans un petit coin plus industriel de l'arrondissement. Le projet était toutefois loin de faire l'unanimité.

Du côté de l'organisme qui vient en aide aux travailleuses du sexe, Stella, la nouvelle proposition du maire Ménard est bien accueillie.

« On reçoit cette idée de projet positivement. Mais encore faut-il que les femmes qui vont avoir accès à ces logements-là puissent amener leurs clients à l'intérieur », affirme la directrice générale de Stella, Émilie Laliberté, citant une recherche effectuée à Vancouver, en Colombie-Britannique, qui avait porté ses fruits.

Dans le cadre de cette étude, elle explique que 40 femmes pouvaient amener leurs clients dans des centres d'hébergement, où elles ont « pu avoir plus de pouvoir sur leurs clients » et « beaucoup moins de violence était rapportée ».

Société