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Frais aéroportuaires : l'industrie du voyage presse Ottawa d'agir

La façade de l'aérogare à Montréal-Trudeau

La façade de l'aérogare à Montréal-Trudeau

Photo : Aéroports de Montréal

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'Association canadienne des agences de voyages demande au gouvernement Harper de réduire les frais aéroportuaires pour inciter les Canadiens à voyager à partir d'aéroports canadiens plutôt qu'américains.

Selon une récente étude du Conference Board du Canada, les Canadiens sont de plus en plus nombreux à prendre l'avion de l'autre côté de la frontière, que ce soit à Burlington près de Montréal, à Buffalo, pour Toronto, ou encore à Bellingham pour Vancouver.

La raison est qu'il en coûte beaucoup moins cher de s'envoler d'un aéroport américain que d'un aéroport canadien en raison des frais aéroportuaires imposés au Canada.

« C'est beaucoup moins cher et il y a beaucoup plus de possibilités pour les heures de départ, pour les heures de vol, pour les correspondances », explique Katia Bouvier, une voyageuse qui préfère partir de Buffalo lorsqu'elle se déplace pour le travail ou les vacances.

Mme Bouvier n'est pas la seule Canadienne à privilégier un aéroport américain situé près de la frontière pour prendre l'avion.

Selon le Conference Board du Canada, le prix des billets d'avion est en moyenne de 100 $ à 375 $ plus élevé au Canada qu'aux États-Unis.

Une différence qui ne passe pas inaperçue dans le portefeuille des voyageurs canadiens qui ont massivement recours aux aéroports américains.

« 40 % de nos voyageurs sont Canadiens et la parité entre nos deux monnaies n'a fait qu'accentuer le phénomène », explique William Vanicek, directeur de l'aéroport de Buffalo.

Impact majeur pour l'industrie aéroportuaire canadienne

Les frais élevés d'atterrissage et de loyer que le gouvernement fédéral impose aux aéroports canadiens seraient en majeure partie à l'origine de la situation, selon l'Association canadienne des agences de voyages.

« Cela représente des pertes d'emploi de 15 à 20 % pour la seule région de Toronto », déplore David McCain, président de l'ACAV.

Le Conseil des aéroports du Canada rappelle pour sa part que ses membres ne sont pas subventionnés, comme aux États-Unis, et qu'au Canada, les coûts des infrastructures sont refilés aux passagers.

Le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, a laissé entendre qu'il envisageait de réduire les frais aéroportuaires, mais que rien ne garantit cependant que les compagnies aériennes transféreraient aux consommateurs les économies réalisées grâce à une telle mesure.

Un reportage de Jean-Philippe Nadeau

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