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La datation au carbone 14, revue et précisée

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Photo : iStockphoto

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des relevés réalisés dans un lac japonais ont permis d'améliorer la précision de la datation au carbone 14 ou radiocarbone, affirment des chercheurs britanniques.

Cette méthode est très utilisée pour dater des objets anciens et des matériaux organiques. Le chercheur Christopher Bronk Ramsey et ses collègues de l'Université d'Oxford pensent que son affinement servira à préciser de plusieurs centaines d'années certaines estimations.

Les archéologues, par exemple, pourront être en mesure de mieux établir le moment de la disparition de l'homme de Néandertal ou l'arrivée de l'homme moderne en Europe.

Les climatologues pourront également mieux cerner les chaînes d'événements qui ont conduit à l'avancée et au retrait des glaces durant la dernière période glaciaire.

Le secret du lac Suigetsu

Dans cette étendue d'eau, une fine couche d'une algue relativement peu colorée, appelée diatomée, se dépose au fond chaque année, suivie par celle de sédiments plus foncés.

Comme le fond du lac est très calme et anoxique, ces couches sont restées intactes pendant des dizaines de milliers d'années. Des forages menés à travers ces couches ont permis de réaliser un relevé des 52 800 années passées, et ainsi de préciser la méthode de datation.

Le saviez-vous?

Le radiocarbone est un isotope radioactif naturel du carbone qui se désintègre à un taux constant. Les scientifiques calculent l'âge d'un objet en se fondant sur la quantité de radiocarbone qu'il contient comparé à celle de son parent stable, le carbone 12.

Plusieurs facteurs compliquent toutefois ce calcul, car la quantité de radiocarbone dans le milieu peut varier suivant l'année ou la région.

La correction de ces fluctuations naturelles demande des relevés à long terme d'âges connus associés aux données du radiocarbone.

Les relevés les plus longs et les plus importants viennent de sédiments marins ou situés dans des grottes. Ils doivent toutefois être corrigés en faisant diverses hypothèses sur la manière dont varie le taux de radiocarbone dans les eaux marines et du sol.

L'enregistrement des sédiments terrestres du lac Suigetsu ne demande pas de telles corrections. Le radiocarbone des fossiles de feuilles préservé dans les sédiments vient directement de l'atmosphère et n'est pas sujet aux mêmes processus qui modifient le radiocarbone des sédiments marins ou terrestres.

Le saviez-vous?

Le seul autre enregistrement direct du carbone atmosphérique vient des cernes d'arbres et remonte à 12 593 ans. Le lac Suigetsu fait reculer l'ancienneté des enregistrements à 52 800 ans, soit de plus de 40 000 ans.

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