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La brigade anti-émeute procède au démantèlement du blocus de la 138

Démantèlement de la barricade sur la route 138.

Démantèlement de la barricade sur la route 138.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Démantèlement de la barricade

Après 36 heures de blocus, la Sûreté du Québec est intervenue peu avant midi, mardi, pour démanteler la barricade qui avait été érigée par des autochtones de la communauté innue de Malioténam, pour réclamer la fin du Plan Nord.

L'unité d'urgence déployée par la Sûreté du Québec comptait plus de 40 agents, dont la plupart provenaient de Québec.

Les policiers ont rapidement contourné la barricade située à près de 15 kilomètres à l'est de Sept-Îles, pour repousser la dizaine de manifestants. Les employés du ministère des Transports ont par la suite démantelé la barricade construite avec des troncs d'arbres et autres morceaux de bois.

Le corps policier n'a finalement procédé à aucune arrestation. L'opération s'est déroulée sans véritable escarmouche.

Pourtant, avant l'arrivée de la police, les manifestants disaient avoir l'intention de recourir à des cocktails molotov ainsi qu'une arme à feu. Tout indique qu'il ne s'agissait que de menaces.

Une quarantaine de policiers ont mis fin à la barricade sur la route 138.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une quarantaine de policiers ont mis fin à la barricade sur la route 138.

La colère gronde toujours

Les manifestants voulaient ainsi dénoncer les impacts du Plan Nord sur leurs communautés. Ils estiment que l'élection d'un gouvernement péquiste n'y changera rien.

Une fois la circulation reprise, les manifestants se sont dirigés vers les bureaux du Conseil de bande de Uashat-Maliotenam (ITUM).

Ils n'ont pu obtenir, comme ils le souhaitaient, l'appui du Conseil. « On peut faire plus que ça pour nos jeunes. Ce n'est pas vrai que vous allez les abandonner comme ça », s'est-elle exclamée une manifestante en colère.

ITUM a de son côté affirmé ne pas être surpris de voir des membres de sa communauté perdre patience, compte tenu du manque de progrès dans les relations entre les gouvernements du Québec et du Canada et les Innus. « Les Innus de Uashat mak Mani-Utenam et même toute la grande nation innue au Québec et au Labrador peuvent témoigner de la violation de leurs droits par les gouvernements et de la destruction de leur territoire traditionnel par Hydro-Québec, les compagnies minières comme IOC, et les compagnies forestières », a fait valoir le Conseil de bande dans un communiqué de presse.

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