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Espagnols et Portugais protestent contre l'austérité

« Nous ne payons pas! », affirme une affiche brandie lors d'une manifestation antiaustérité à Porto, au Portugal.

« Nous ne payons pas! », peut-on lire sur une affiche brandie lors d'une manifestation antiaustérité à Porto, au Portugal.

Photo : La Presse canadienne / Paulo Duarte

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les politiques d'austérité dans la péninsule ibérique ont donné lieu samedi à des manifestations dans plusieurs villes portugaises, dont Lisbonne, ainsi qu'à un concert de casseroles à Madrid, en Espagne.

Au Portugal, de nombreux comédiens, musiciens, chanteurs et danseurs ont pris part aux protestations, donnant à la contestation un caractère festif. Dans la capitale, une plateforme servant de scène a été installée pour le rassemblement qui a eu lieu sur la place d'Espagne, l'une des plus importantes de la ville.

Des milliers de personnes ont participé à cette manifestation sous le thème « La culture est résistance, les artistes sont dans la rue ». Elles ont déambulé jusqu'au parlement, où doit être déposé lundi un budget d'une rare rigueur pour 2013, et ne se sont dispersées que tard dans la soirée.

Les protestataires s'en sont pris au gouvernement du premier ministre de centre-droit, Pedro Passos Coelho, et à la Troïka composée de l'Union européenne, du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque centrale européenne (BCE), les créanciers du pays.

« La Troïka et le gouvernement dehors », pouvait-on lire sur une large banderole. « Le Portugal en assez d'être volé et humilié », était écrit sur une petite affiche.

Des artistes se sont également mobilisés ailleurs au Portugal, notamment dans les villes de Porto et de Braga, dans le nord du pays, pour contester les mesures anti-austérité auprès des citoyens.

Casseroles à Madrid

Dans la capitale espagnole, quelque 2000 personnes ont défilé avec leurs casseroles à l'appel des indignés. « Nous ne devons rien à personne, nous ne paierons pas », scandaient les contestataires, mêlant leur voix au tintement de leurs ustensiles de cuisine.

L'idée, c'est de faire du bruit pour qu'ils nous entendent, mais nous savons déjà que ces dirigeants n'ont pas d'oreilles pour nous.

Une citation de :Un manifestant

Les manifestants, hommes et femmes de tous âges s'étaient rassemblés devant le siège de la représentation de l'Union européenne à Madrid pour marcher dans le centre-ville avant de rejoindre la place de la Puerta del Sol, devenue un symbole du mouvement des indignés espagnol.

Récession et chômage au Portugal

Au même titre que les indignés, des groupes apolitiques portugais utilisent les réseaux sociaux pour inciter les citoyens à protester. C'est ainsi qu'il y a un mois, ils ont réussi à rallier plusieurs centaines de milliers de personnes de partout au pays, suscitant la plus importante mobilisation depuis que le Portugal a reçu, en mai 2011, une aide internationale de 78 milliards d'euros.

Le principal syndicat du pays, la CGTP, a appelé à une grève générale le 14 novembre. « Le gouvernement ne tient plus que par un fil. Plus vite nous le couperons, plus vite le gouvernement s'effondrera », a déclaré le secrétaire général de la CGTP, Armenio Carlos, devant les manifestants réunis à Lisbonne.

En échange du plan de sauvetage, le gouvernement portugais a mis en oeuvre des mesures d'austérité qui ont enfoncé davantage le pays dans la récession et le chômage. Les économistes s'attendent dès cette année à ce que l'économie recule de 3 % et que le nombre de chômeurs atteigne 16 % de la population active.

Après avoir reconnu qu'il ne serait pas en mesure de réduire son déficit public autant que promis, le Portugal a obtenu de la Troïka un allègement de ses cibles, mais au prix de nouveaux engagements. Le gouvernement a choisi une augmentation généralisée des impôts. Le ministre des Finances, Vitor Gaspar, a déjà indiqué que leur taux moyen passera de 9,8 % cette année à 13,2 % en 2013.

Avec les informations de Agence France-Presse

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