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Gaspésie-les-Iles : Québec démontre une certaine ouverture pour le pétrole de schiste

L'ouverture de la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, à l'exploitation du pétrole de schiste soulève un questionnement à savoir si cette ressource peut être exploitée de façon rentable et moins risquée que le gaz de schiste.

La nouvelle ministre des Ressources naturelles, Martine OuelletLa nouvelle ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet

Les entreprises Pétrolia et Junex ont dans la mire l'Île-d'Anticosti qui renfermerait essentiellement du pétrole de schiste. Mais quelles sont les différences entre le gaz de schiste et le pétrole de schiste.

Au Québec, les gaz de schiste sont concentrés dans les Basses-Terres-du-St-Laurent et jusqu'à maintenant c'est sur l'Ile d'Anticosti qu'a été découvert du pétrole de schiste. Ce sont deux hydrocarbures différents mais ils sont emprisonnés dans le même type de roche, la roche-mère, appelée schiste.

« Il s'agit en fait de la même formation géologique à peu de choses près. C'est vraiment contemporain en terme d'âge. Y'a beaucoup de similitudes au niveau de la composition », précise l'ingénieur-géologue Marc Durand.

Dans les deux cas, la fracturation hydraulique demeure la seule façon d'extraire ces hydrocarbures. Québec a imposé un moratoire sur cette pratique pour extraire le gaz de schiste. Une étude environnementale stratégique devrait énumérer les risques associés à ce type d'exploitation.

Mais est-ce moins risqué pour le pétrole de schiste ? Rien n'est moins certain.

L'ingénieur-géologue Marc DurandL'ingénieur-géologue Marc Durand

« Si ces investissements-là sont faits avec une intention de recourir à de la fracturation hydraulique alors là je dis attention danger parce que c'est vraiment quelque-chose pour lequel il y a beaucoup trop d'inconnus, c'est de l'expérimentation », ajoute Marc Durand.

On estime que la fracturation hydraulique permet de récupérer 20 pour cent du gaz de schiste mais ce taux de récupération chuterait à seulement 4 pour cent pour le pétrole de schiste.

Des pays comme la France et la Bulgarie ont renoncé à exploiter le pétrole de schiste, en raison des risques associés à la fracturation hydraulique.

Aux Etats-Unis toutefois, en raison des milliers d'emplois qui y sont associés, certains états autorisent l'exploitation du gaz de schiste à grande échelle.

D'après un reportage de Martin Toulgoat

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