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Amende de 215 000 $ pour trafic d'êtres humains en Alberta

Vue de l'église orthodoxe ukrainienne de Saint-Paul dont s'occupait le prêtre John Lipinski

Vue de l'église orthodoxe ukrainienne de Saint-Paul dont s'occupait le prêtre John Lipinski

Radio-Canada

Le prêtre orthodoxe ukrainien de Saint-Paul, John Lipinski, et son entreprise Kihew Energy Services écopent d'une amende de 215 000 $ pour avoir exploité des douzaines de machinistes et soudeurs polonais. Le groupe a plaidé coupable à une accusation de trafic d'êtres humains.

Selon la cour, l'entreprise Kihew Energy Services a fait des gains de plus d'un million de dollars sur le dos d'une soixantaine de Polonais recrutés depuis décembre 2005.

Un schème frauduleux

John Lipinski, sa femme Angela et son associé Calvin Steinhauer avaient placé des annonces dans un journal polonais pour attirer au Canada des employés potentiels à l'aide de visas d'étudiants obtenus frauduleusement avec la complicité d'un employé d'un collège de la province.

Selon la GRC, une fois en Alberta, les recrues ne suivaient pas les cours de soudure ou d'anglais qu'ils étaient censés prendre. Au contraire, ils travaillaient pour une entreprise du nord de la province et devaient partager leur salaire avec leurs recruteurs qui avaient réussi à leur faire signer un contrat à ne pas briser, sous peine d'une amende de 25 000 $.

Changement d'accusation

La cour a retiré les accusations de violation de la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés qui pesaient contre John Lipinski, sa femme et son associé Calvin Steinhaur, en échange du plaidoyer de culpabilité à l'accusation de trafic d'êtres humains portée contre leur entreprise, Kihew Energy Services.

L'amende imposée sera versée à un programme collégial d'aide aux travailleurs étrangers. Le sergent Jim Gamlin de la GRC se réjouit de cette sanction, mais il regrette que cela ne puisse pas réparer les abus dont les victimes polonaises ont souffert. « Malheureusement on voit de plus en plus avec des travailleurs étrangers temporaires être exploités de cette façon en Alberta », déplore-t-il.

La majorité des soudeurs polonais sont déjà rentrés dans leur pays, mais certains sont restés dans la province dans l'espoir de devenir des résidents permanents au Canada.

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