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Merkel en Grèce en signe d'appui à sa politique d'austérité

Policiers à Athènes

Policiers à Athènes

Photo : AFP / Aris Messinis

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La chancelière allemande, Angela Merkel, est arrivée mardi à l'aéroport d'Athènes pour une visite de quelques heures en soutien au gouvernement grec, marquée par des manifestations.

Le premier ministre conservateur, Antonis Samaras, attendait à sa sortie de l'avion celle qui visite le pays pour la première fois depuis le début de la crise de la dette de la Grèce, en 2009. La visite de soutien de Mme Merkel survient au moment où Athènes doit imposer d'autres mesures d'austérité pour éviter la faillite du pays et maintenir la Grèce dans la zone euro.

Plus de 7000 policiers et agents des forces antiémeutes ont été déployés mardi pour contenir les manifestants, qui étaient au total environ 50 000 à Athènes. Plusieurs dizaines de manifestants ont affronté la police et près de 200 personnes ont été détenues au cours de la journée, mais dans l'ensemble toutefois, l'atmosphère était pacifique.

Quant à Mme Merkel, elle a salué les « efforts » et « progrès accomplis » de la Grèce. « Je veux que la Grèce reste dans l'euro », a-t-elle ajouté en conférence de presse conjointe avec M. Samaras. « Nos discussions montrent clairement qu'il y a en ce moment des progrès tous les jours », a indiqué la chancelière allemande.

La chancelière allemande, Angela Merkel, et le premier ministre grec, Antonis SamarasAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La chancelière allemande, Angela Merkel, et le premier ministre grec, Antonis Samaras

Photo : La Presse canadienne / AP Photo/Thanassis Stavrakis

Athènes n'est pas encore parvenu à s'entendre avec la Commission européenne, le Fonds monétaire international et la Banque centrale européenne sur ces nouvelles mesures d'austérité.

La semaine dernière, le premier ministre Samaras plaidait de nouveau pour que son pays, en récession depuis cinq ans et où le taux de chômage est de 24 %, bénéficie de quatre ans plutôt que deux pour réaliser des économies de 13,5 milliards d'euros exigées par ses créanciers. Il a aussi précisé que son pays pourrait ternir seulement « jusqu'à la fin novembre », car « après, les caisses sont vides ».

Des Grecs contre l'Allemagne

Lundi, 8000 manifestants avaient défilé dans les rues de la capitale grecque en scandant des slogans contre les mesures d'austérité et en brandissant des banderoles contre la visite de Mme Merkel. « Nous voulons que Merkel laisse la Grèce tranquille parce que ses mesures n'apportent ici que la pauvreté », a déclaré l'une des manifestantes, Antigone Beza, une vendeuse d'Athènes.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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