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Romney prône la politique de la « paix par la force »

Mitt Romney à l'Institut militaire de Virginie

Mitt Romney à l'Institut militaire de Virginie

Photo : Evan Vucci

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le candidat républicain à l'élection présidentielle américaine Mitt Romney s'en est pris à la politique étrangère de Barack Obama, dénoncant le « manque de leadership » du président sortant.

S'exprimant lundi devant l'Institut militaire de Virginie, Mitt Romney a affirmé que le risque de conflit au Moyen-Orient a augmenté sous la présidence du démocrate.

« Le président aime à répéter que ''la guerre recule'' et je voudrais bien le croire, comme tout le monde. Mais quand je regarde le Moyen-Orient aujourd'hui [...] il est clair que le risque de conflit dans la région est plus élevé que lorsqu'il est entré en fonctions », a lancé Mitt Romney.

Il a illustré son propos avec l'exemple de l'attaque du consulat américain le 11 septembre à Benghazi, qui a coûté la vie à l'ambassadeur des États-Unis en Libye, Christopher Stevens, et à trois autres Américains.

Le candidat républicain plaide pour une relance des négociations israélo-palestiniennes et pour un rôle accru des États-Unis en Syrie.

Il soutient que les États-Unis doivent s'allier à d'autres nations pour armer les rebelles syriens afin qu'il chassent le président Bachar Al-Assad du pouvoir. Il s'est engagé à identifier et à organiser les opposants syriens qui partagent les valeurs américaines et à les équiper pour qu'ils vainquent les chars, les hélicoptères et les avions de chasse du régime de Damas.

L'ancien gouverneur du Massachusetts souhaite également renforcer les sanctions contre l'Iran et déployer des navires de guerre dans la région pour amener Téhéran à renoncer à son programme nucléaire.

Mitt Romney a aussi prévenu qu'il ne ferait preuve « d'aucune flexibilité » avec le président russe Vladimir Poutine sur le projet d'un bouclier antimissile en Europe.

Il fait ainsi opposition aux propos de Barack Obama. Discutant de ce bouclier avec son homologue russe au printemps dernier, le président sortant avait alors dit qu'il aurait « plus de flexibilité » à ce sujet s'il était réélu le 6 novembre prochain.

Le discours de Mitt Romney a fait bondir plusieurs démocrates, qui ont dénoncé l'inexpérience de Mitt Romney en politique étrangère et défendu le bilan du président, notamment la fin de la guerre en Irak, le retrait d'Afghanistan d'ici 2014 et la mort d'Oussama ben Laden.

L'ancienne secrétaire d'État démocrate Madeleine Albright a raillé le discours « superficiel » de Mitt Romney et noté que nombre de ses conseillers avaient collaboré avec George W. Bush.

Barack Obama a un net avantage sur son adversaire républicain en matière de politique étrangère, selon les sondages. Les prochains débats présidentiels devraient d'ailleurs permettre aux deux candidats de clarifier leurs positions sur ce sujet.

Des sondages confirment le recul d'Obama

Le dernier débat présidentiel a coûté son avance à Barack Obama, selon les plus récents sondages.

Dans une enquête Gallup publiée lundi, MM. Romney et Obama sont à égalité dans les intentions de vote, à 47 %, alors que le président sortant avait maintenu un écart de quatre à six points sur son adversaire avant le débat.

L'enquête Pew, aussi diffusée lundi, confirme cette tendance: M. Obama perd cinq points dans les intentions de vote depuis la mi-septembre, et son adversaire en gagne quatre. Les deux candidats se retrouvent à 46 % des voix chacun chez les électeurs inscrits.

Avec les informations de Agence France-Presse, La Presse canadienne, et Reuters

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