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Fermeture de Gentilly-2 : la contestation s'organise

Donald Martel, député de la CAQ de Nicolet-Bécancour

Radio-Canada
Mis à jour le 

Les opposants à la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-2 se sont rencontrés jeudi à Bécancour pour faire le point, au lendemain de l'annonce officielle de l'arrêt des activités.

Les intervenants, dont des élus et des représentants syndicaux qui siègent au comité d'actions stratégiques des chambres de commerce de la région, ont pris part à cette rencontre.

Ils demandent à nouveau la tenue d'une commission parlementaire. « Ce qu'on veut c'est qu'elle soit cohérente et ce qu'on demande, c'est une commission parlementaire pour faire la lumière sur tous les chiffres. L'autre grande question est sur quoi est basée l'aide de 200 millions », explique la mairesse de Bécancour, Gaétane Désilets.

Pour nous, cette improvisation, il faut y mettre fin. Madame Marois est en train de mettre le chaos au Québec.

Danielle St-Amand

Le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque, craint que les coûts n'aient été gonflés. « C'est ce qu'on entend comme information, même de l'interne. Les chiffres sont bons, mais vous avez mis tellement de poids dans cette balance-là pour en arriver à 4,3 milliards. Si vous faites la même chose avec les autres projets, on va arrêter de les faire. On n'annoncera plus d'éoliennes, et la Romaine va recorriger les chiffres. »

Jeudi midi, une dizaine d'employés ont marché devant la centrale à Bécancour.

Recommandation d'Hydro-Québec

La ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, a annoncé

Le PDG d'Hydro-Québec Thierry Vandal et la ministre des Ressources naturelles, Martine OuelletAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le pdg d'Hydro-Québec Thierry Vandal et la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet

mercredi que son gouvernement acceptait la recommandation d'Hydro-Québec de fermer la centrale nucléaire Gentilly-2 à Bécancour.

La centrale cessera de produire de l'électricité dès le 28 décembre. Cette recommandation est contenue dans le rapport d'évaluation produit par la société d'État sur les coûts de réfection de la centrale nucléaire.

À Québec, l'opposition s'interroge sur l'impact réel que pourrait avoir la fermeture de Gentilly-2 sur les finances publiques, notamment parce que le gouvernement serait privé d'un dividende de 1,3 milliard de dollars dès cette année à la suite de l'arrêt des activités.

De son côté, Candu Énergie estime que la décision de fermer la centrale est précipitée et que le gouvernement québécois doit envisager d'autres options.

Réactions en Mauricie et au Centre-du-Québec

Plusieurs intervenants de la région réitèrent que le fonds de diversification de 200 millions de dollars proposé par le gouvernement de Pauline Marois ne sera pas suffisant pour remplacer les 800 emplois.

« On semble faire croire aux gens qu'avec 200 millions, on va être capables du revers de la main de les remplacer. Nous, ce qu'on veut, c'est une commission parlementaire et on veut être écoutés, on veut comprendre. Quand on a des messages contradictoires à l'intérieur de l'organisation, on se pose des questions », explique le maire de Trois-Rivières, Yves Lévesque.

La réfection de la centrale nucléaire coûterait 4,3 milliards de dollars, selon le rapport d'Hydro-Québec. Le déclassement avoisinerait quant à lui les 2 milliards de dollars.

De son côté, la mairesse de Bécancour, Gaétane Désilets, souhaite en savoir davantage. « Vous êtes capables de me dire ce qu'il y a dans le 4,3 milliards? C'est ça qu'on veut savoir. Parce que Point Lepreau, ça a coûté 2,5 milliards. Ce qu'on veut, c'est l'information, la bonne information ».

Pour sa part, Équiterre se réjouit de la décision de la société d'État. « Hydro-Québec a pris le temps d'étudier les projets semblables de réfection de centrales nucléaires ayant un réacteur de type CANDU, et elle a été forcée de constater les importants dépassements de coûts et les retards qui n'en finissaient plus », a déclaré Steven Guilbeault, directeur général adjoint d'Équiterre.

Des centaines de personnes ont participé, dimanche, à une manifestation contre la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-2. Le gouvernement Marois avait annoncé la fermeture de la centrale dès les premiers jours de son mandat, le 20 septembre dernier.

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