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Égypte : Amnistie demande la fin de l'impunité de l'armée et de la police

Le président Mohamed Morsi remettant la décoration au maréchla Hussein Tantaoui

Le président Mohamed Morsi remettant la décoration au maréchla Hussein Tantaoui

Photo : AFP

Radio-Canada

Le président égyptien, Mohamed Morsi, est interpellé par Amnistie internationale, l'une des principales ONG de défense des droits de l'homme, pour mettre un terme à l'impunité de l'armée et de la police.

En présentant deux rapports mettant en cause les deux institutions, Amnistie a estimé que M. Morsi « a une occasion historique de faire face au passé sanglant de la police et de l'armée, et de garantir que personne ne se place au-dessus des lois en Égypte ».

Dans ses deux documents, Amnistie dénonce « les homicides illégaux, le recours excessif à la force, les actes de torture et autres mauvais traitements infligés aux manifestants, tant par les militaires que par les policiers » durant la période de transition, où l'Égypte était dirigée par le Conseil suprême des forces armées (CSFA).

La transition a duré de la chute du président Hosni Moubarak, en février 2011, jusqu'à l'entrée en fonction du président Mohamed Morsi, en juin 2012.

Durant cette période, au moins 12 000 civils ont été jugés par des tribunaux militaires et 120 manifestants ont été tués dans des affrontements avec les forces de sécurité, selon les défenseurs les droits de l'homme.

Le premier rapport de l'ONG se base sur des enquêtes sur plusieurs manifestations réprimées. « Les tribunaux militaires n'ont fourni aucun recours aux victimes, tandis que les enquêteurs civils n'ont pas souhaité ou pas pu inculper un seul membre des forces de l'ordre pour les crimes commis », écrivent les rédacteurs du rapport.

Le second rapport met en relief « l'impunité totale » dont jouissent les forces de police égyptiennes.

Hassiba Hadj Sahraoui, directrice adjointe d'Amnistie pour le Moyen-Orient, a indiqué que son organisation avait envoyé un rapport détaillé à Mohamed Morsi à la fin juin en l'exhortant, entre autres choses, à réformer la police et les institutions liées à la sécurité.

Elle a ajouté qu'Amnistie souhaitait coopérer avec les nouvelles autorités sur cette question.

Une femme veut succéder à Morsi à la tête du parti

Sabbah Al-Sakari a présenté sa candidature pour succéder à Mohamed Morsi à la tête du parti Justice et travail, l'aile politique des Frères musulmans. Le poste du président du Parti est resté vacant après l'élection de M. Morsi à la présidence de la république.
Dans une entrevue à la chaîne Al-Arabiya, elle a indiqué que sa candidature n'a pas pour objectif « d'embellir l'image du parti, ni celle des Frères musulmans ».
Mme Al-Sakari a précisé qu'elle n'accepterait pas d'être utilisée comme « un décor ».
Par ailleurs, elle n'a pas exclu son éventuelle candidature à la présidence de la république, à condition que sa candidature soit débattue et ensuite soutenue par les membres du parti. Elle a ajouté que l'autre condition serait le changement de mentalité de la société et son acceptation de la candidature d'une femme.
Quand le journaliste lui a demandé si son mari avait permis sa candidature, Mme Al-Sakari a répondu : « Il y a une différence entre la consultation et l'autorisation. Je consulte mon mari, mais je ne lui demande pas d'autorisation dans ces affaires tant qu'il a accepté que je m'investisse dans l'action politique. »

Avec les informations de Agence France-Presse, Reuters, et Al-Arabiya

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