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Étudier au cégep et à l'université malgré des troubles d'apprentissage

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Radio-Canada


Les étudiants qui souffrent de troubles d'apprentissage sont de plus en plus nombreux dans les établissements d'enseignement supérieur.

Au Cégep de Trois-Rivières, par exemple, une soixantaine d'étudiants ont accès à de l'aide spéciale. Il y en avait une dizaine il y a cinq ans. Même constat à l'Université du Québec à Trois-Rivières, où 105 étudiants souffrent de troubles d'apprentissage ou de troubles connexes. Ils étaient une trentaine en 2010.

Plusieurs causes expliquent l'augmentation du nombre d'étudiants aux prises avec des troubles d'apprentissage au cégep et à l'université. Les troubles de l'attention, de dyslexie et de dysorthographie sont diagnostiqués dès le primaire. Par conséquent, les jeunes qui en souffrent réussissent mieux et persévèrent. Ils arrivent à compléter leur secondaire et à poursuivre leurs études. Auparavant, plusieurs décrochaient tout simplement.

Le resserrement des règles, notamment en français, fait aussi en sorte que les intervenants identifient plus rapidement ceux qui ont des difficultés.

« Avant, lorsqu'on comptait pour le français par exemple, les fautes d'orthographe n'avaient pas autant d'importance qu'aujourd'hui. À un moment donné, ces jeunes-là ont été pris en otage du système où leurs difficultés en français mettaient complètement en péril leur avenir comme étudiants », explique la professeure en psychopédagogie de l'Université du Québec à Trois-Rivières Nadia Rousseau.

Ces jeunes ont droit à plus de temps pour faire leurs examens, dans un local isolé. Ils peuvent aussi utiliser des outils d'aide technologique comme le logiciel Antidote, qui leur permet de mieux repérer leurs fautes.

« L'utilisation des mesures palliatives fait en sorte qu'ils peuvent exploiter leur plein potentiel », souligne la psychoéducatrice du Cégep de Trois-Rivières, Julie Cleary.

Pour les étudiants, comme Jessie Carignan, cette aide est indispensable. « Je ne pense pas que je serais rendue au point où je suis parce qu'avant que je sache que j'étais dyslexique en quatrième année, je ne voulais plus aller à l'école. Je ne pense pas que j'aurais fini mon secondaire sinon », souligne l'étudiante en sciences humaines du Cégep de Trois-Rivières, qui souffre de dyslexie.

Selon les experts, les jeunes qui ont accès aux mesures d'aide réussissent aussi bien que les étudiants sans troubles d'apprentissage.

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