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  • Exclusif
  • Petite enfance : cafouillages du nouveau programme PAJE

    La ministre de l'Éducation, Laurel Broten

    La ministre de l'Éducation, Laurel Broten

    Photo : La Presse canadienne / Colin Perkel

    Radio-Canada
    Mis à jour le 

    Le gouvernement McGuinty demande aux parents et aux éducateurs d'être compréhensifs quant aux ratés du nouveau programme pédagogique qui accompagne la maternelle et le jardin d'enfants à temps plein. Il est offert dans 1700 écoles primaires de la province depuis cet automne.

    L'école française Gabrielle-Roy à Toronto est l'une d'elles. La mise en oeuvre du programme d'apprentissage des jeunes enfants (appelé PAJE) représente tout un défi.

    Des enfants de 4 et de 5 ans s'adonnent à différents jeux tout en apprenant des chiffres et des lettres. C'est l'idée principale derrière ce changement pédagogique.

    De plus, l'enseignante est désormais jumelée à une éducatrice de la petite enfance. Une cohabitation qui peut s'avérer délicate, selon Marie-Claude Bouchard, qui tient une classe à l'école Gabrielle-Roy. « Les rôles n'ont pas été définis par le ministère. C'est à nous de décider qui fait quoi », déplore-t-elle.

    Manque de temps de préparation

    L'école Gabrielle-Roy à TorontoAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

    L'école Gabrielle-Roy à Toronto

    Photo : Google Street View

    Le duo ne dispose pas de temps de préparation avant les cours. « Mais nous, on s'arrange pour le bien de l'enfant. Pendant la récréation quand nous sommes libres ou après les cours », affirme l'éducatrice de la petite enfance, Maryse Kalondji.

    Sara Nouini a également hérité d'une classe PAJE cet automne. L'enseignante ne recevra toutefois une formation spécifique qu'en octobre.

    Il n'y a rien d'écrit, il n'y a rien de déterminé. Ça laisse la place un peu à la pagaille.

    Sara Nouini, enseignante

    26 élèves par classe

    L'Association des enseignants franco-ontariens n'aime pas le ratio d'au moins 26 élèves par classe imposé par le ministère.

    Selon le syndicat, les écoles de langue française n'ont souvent pas d'espace pour agrandir les salles de classe construites pour 20 élèves.

    Tous croient cependant que le programme PAJE est pertinent.

    La ministre de l'Éducation, Laurel Broten, promet des ajustements avant que le modèle ne soit adopté par toutes les écoles de la province dans deux ans.

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