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Sclérose en plaques : essai clinique national approuvé, recrutement dès novembre

La thérapie controversée traite les patients en débloquant leurs veines cervicales.

La thérapie controversée traite les patients en débloquant leurs veines cervicales.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Dès le 1er novembre, une centaine de patients seront recrutés pour participer à un essai clinique national sur le traitement Zamboni contre la sclérose en plaques (SeP), avec l'autorisation de la ministre de la Santé du Canada.

L'essai portera sur ce traitement de l'insuffisance veineuse céphalorachidienne chronique (IVCC) chez les personnes atteintes. Le traitement de l'IVCC est la base de la théorie controversée du médecin italien Paolo Zamboni.

Par voie de communiqué, la ministre Leona Aglukkaq a annoncé vendredi que l'approbation médicale et éthique requise pour cet essai a été accordée au directeur médical de la Clinique de la sclérose en plaques de l'Hôpital de l'Université de la Colombie-Britannique, le Dr Anthony Traboulsee.

Le Dr Traboulsee et ses collaborateurs mèneront leur recrutement et leurs essais en Colombie-Britannique et au Québec dès le 1er novembre.

Une approbation éthique est également « sollicitée » au Manitoba, mais cette province prendra assurément part à l'essai national, a soutenu la ministre manitobaine de la Santé vendredi.

Depuis Halifax, où elle se trouve, la ministre Theresa Oswald a confirmé que Winnipeg faisait partie des quatre villes sélectionnées. L'approbation éthique n'est qu'une formalité, selon elle, et 25 Manitobains feront partie des participants, espère Mme Oswald.

Ottawa avait annoncé en avril qu'il testerait la théorie du Dr Zamboni, au soulagement de plusieurs Canadiens touchés par la SeP. La Société canadienne de sclérose en plaques et plusieurs membres de la communauté scientifique sont toutefois restés prudents.

Des études québécoise et terre-neuvienne ont contredit l'hypothèse Zamboni

En avril 2011, le gouvernement du Manitoba a accordé une enveloppe de 5 millions de dollars au Conseil manitobain de la recherche en matière de santé, afin que celui-ci finance des essais cliniques provinciaux sur le traitement Zamboni.

Le Conseil n'avait reçu qu'une seule proposition de recherche à sa date limite, en septembre de la même année. Jeudi, il a indiqué dans un communiqué « qu'après une étude approfondie, l'équipe scientifique internationale [...] a déterminé que la proposition ne respectait pas les critères d'un essai clinique sécuritaire et éthique ».

En juin, une étude commandée par le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador a conclu qu'aucun bénéfice mesurable n'avait été constaté, même si les patients ont eux rapporté un sentiment de bien-être plus élevé. Ce gouvernement a alors annoncé qu'il n'assumerait pas les coûts associés au traitement Zamboni.

En juillet, une étude universitaire québécoise contredisait l'hypothèse du médecin italien.

Plus récemment, un homme de Saskatchewan s'est rendu dans l'État de New York pour y suivre le traitement, dans le cadre d'un essai financé en partie par la province. Celle-ci a alors assuré que la procédure serait couverte, pour lui et pour d'autres Saskatchewanais qui voudraient suivre la procédure.

L'étude nationale coûtera six millions de dollars, selon le communiqué du gouvernement fédéral.

La méthode Zamboni

Selon le Dr Zamboni, puisqu'une insuffisance veineuse au niveau du cerveau serait liée à la sclérose en plaques, il faut « ouvrir » ces veines. Il soutient qu'une simple angioplastie, en permettant le rétablissement de la circulation sanguine, pouvait améliorer la condition des patients. En lançant sa théorie il y a trois ans, il a même ouvert la porte à la guérison de certaines personnes atteintes de SeP.

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