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Reverdissement aérien du Grand Sudbury

Un avion qui largue des graines sur le Grand Sudbury
Un avion qui largue des graines sur le Grand Sudbury Photo: Radio-Canada/Naël Shiab

Pendant une semaine, des dizaines de tonnes de graines, d'engrais et de fertilisants ont été disséminées par avion sur les terres dégradées par le passé minier de la région Grand Sudbury. Depuis une quinzaine d'années, chaque automne, la minière Vale largue ces graines dans le cadre de son programme d'ensemencement aérien.

« L'ensemencement aérien nous permet de rendre fertiles des zones qui ont été contaminées par du dioxyde de soufre produit par les activités minières », explique l'ingénieur environnemental chez Vale, Quentin Smith.

L'avion est le seul moyen d'avoir accès à beaucoup de ces espaces.

La minière Vale travaille en collaboration avec la Ville du Grand Sudbury qui, elle, s'attèle au reverdissement de la région depuis 1978. En 30 ans, près de dix millions d'arbres ont été plantés.

D'abord, le but était avant tout esthétique, mais aujourd'hui, l'objectif est désormais le retour de la biodiversité.

« Ce n'est plus de faire pousser des arbres sur des collines noircies. Mais c'est vraiment d'avoir une forêt, un écosystème forestier autosoutenable et qui est en santé », raconte le gestionnaire des initiatives environnementales de la Ville, Stephen Monet.

Le reverdissement du Grand Sudbury se poursuit Photo : Radio-Canada/Naël Shiab

Pendant près de 15 ans, le mélange de graines de la minière Vale était en partie constitué d'espèces exotiques, notamment d'Asie et d'Europe. Ces plantes repeuplaient les sols et l'enrichissaient en nutriments, mais ne faisaient pas partie de l'écosystème originel de la région.

« Ça peut empêcher des espèces indigènes de revenir, alors de restaurer ces sites-là, c'est mieux de le faire dès le début avec des espèces indigènes », souligne le professeur d'écologie à l'Université Laurentienne, Daniel Campbell.

C'est pourquoi, pour la première fois cette année, les graines semées par Vale sont exclusivement des plantes de la région.

Toutefois, malgré les efforts de l'industrie et de la municipalité, il y a encore plusieurs décennies de travail à faire. Dans les limites du Grand Sudbury, 30 000 hectares de terres acides attendent toujours d'être reverdis.

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