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Syrie : un chef rebelle affirme que le régime perd du terrain

Des rebelles syriens à Alep
Des rebelles syriens à Alep Photo: AFP / MIGUEL MEDINA
Radio-Canada

Un des chefs de l'Armée syrienne libre (ASL), le colonel Ahmad Abdel Wahab, affirme que le régime de Bachar Al-Assad perd de plus en plus de terrain.

Malgré la puissance des forces armées légalistes, les groupes rebelles ont réussi à contrôler plusieurs zones, notamment dans le nord-ouest du pays, à la frontière avec la Turquie.

« Nous contrôlons la plus grande partie du pays. Dans la plupart des régions, les soldats sont prisonniers de leurs casernes », a déclaré dimanche le colonel Abdel Wahab, dans le village d'Atmé près de la frontière turque.

« Avec ou sans aide extérieure [...], la chute du régime est une question de mois, pas d'années », a-t-il estimé lors d'une entrevue à l'AFP.

Le colonel Abdel Wahab affirme diriger une brigade de 850 hommes.

Appel à la « trêve »

Sur le plan politique, l'opposition de l'intérieur tolérée par le régime a appelé à une « trêve » et à « l'arrêt » des « bombardements barbares » pour entamer un processus politique qui mettrait « fin au régime actuel ».

Malgré l'arrestation de plusieurs opposants récemment, le régime a autorisé la rencontre des opposants dimanche à Damas.

Les rebelles estiment que cette réunion de l'opposition est un stratagème du régime.

« Cette opposition est simplement l'autre côté de la même pièce », a dit un porte-parole de l'Armée syrienne libre (ASL), principale composante de la rébellion armée.

Sur le terrain

Dimanche, au moins quarante personnes ont péri dans les violences à travers le pays, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), qui rapporte des raids sur des bastions rebelles, notamment à Homs, dans le centre de la Syrie, à Deir Ezzor, dans l'est du pays, et à Damas.

Dans la province de Deir Ezzor, la ville stratégique de Boukamal, frontalière de l'Irak, était pilonnée par les avions du régime.

Dans la capitale, des hélicoptères ont mitraillé certains quartiers, dont Barzé et Qaboun ainsi que la ville voisine de Harasta, selon l'OSDH, qui n'a pas avancé de bilan.

Les troupes syriennes ont également bombardé Alep, théâtre de violents combats depuis plus de deux mois, ainsi qu'Idleb (nord-ouest) et Deraa (sud).

L'ouverture de la réunion des opposants dans un hôtel à DamasL'ouverture de la réunion des opposants dans un hôtel à Damas Photo : AFP / LOUAI BESHARA

Par ailleurs, des opposants, dont certains ont passé des années en prison pour leurs critiques envers Bachar Al-Assad, ont précisé que la Chine et la Russie, alliées de Damas, s'étaient engagées à faire usage de leur influence pour protéger la rencontre.

Huit opposants ont été arrêtés par les forces de sécurité cette semaine. Trois d'entre eux ont été interpellés à l'aéroport de Damas au retour d'un voyage en Chine.

La soeur du président Assad quitte le pays

Bouchra, l'unique soeur du président syrien Bachar Al-Assad, a quitté la Syrie pour s'établir avec ses enfants à Dubaï, aux Émirats arabes unis.

Elle est la veuve de l'un des piliers du régime, le général Assef Chawkat, tué le 18 juillet dans un attentat qui avait également coûté la vie à trois autres hauts responsables syriens.

Selon Ayman Abdel Nour, rédacteur en chef du site d'opposition All4syria.com et bon connaisseur coulisses du régime, Bouchra Al-Assad, qui n'occupe aucune fonction en Syrie, a quitté le pays en raison de divergences avec son frère.

Le président Assad « l'a accusée d'être proche de l'opposition, car elle n'approuvait pas entièrement sa politique », a assuré M. Abdel Nour.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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