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Mobilisation pour sauver Gentilly-2

Gentilly-II

Gentilly-II

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La mobilisation pour empêcher la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-2 s'organise en Mauricie, où plusieurs intervenants de la région se sont rencontrés lundi matin.

Les représentants de la Chambre de commerce et d'industries de Trois-Rivières, ceux de la Chambre de commerce et d'industries du Coeur-du-Québec, la mairesse de Bécancour, Gaétane Désilets, et des députés libéraux et de la CAQ ont pris part à la rencontre.

Les intervenants souhaitent convaincre la première ministre du Québec, Pauline Marois, de revenir sur sa décision de fermer la centrale. Ils veulent lui présenter plusieurs arguments économiques.

Selon la Chambre de commerce de Bécancour, plus d'un milliard de dollars aurait déjà été dépensé en prévision de la réfection. Plusieurs contrats auraient aussi déjà été signés avec des sous-traitants. Selon les intervenants, le démantèlement de la centrale pourrait donc coûter plus cher que la réfection.

De son côté, Pauline Marois se dit prête à rencontrer la mairesse de Bécancour. Gaétane Désilets demande que Pauline Marois lui présente les chiffres d'Hydro-Québec pour être en mesure de faire une comparaison.

Mme Désilets s'inquiète des conséquences économiques de la décision du nouveau gouvernement péquiste. La mairesse souligne que la fermeture de Gentilly-2 nuira aux 800 travailleurs de la centrale ainsi qu'aux PME de la région, qui possédaient pour environ 40 millions de dollars de contrats avec Hydro-Québec.

La création d'un Fonds de diversification économique pour le Centre-du-Québec et la Mauricie, annoncée par Pauline Marois afin de compenser la perte d'activité économique liée à la fermeture de la centrale, ne satisfait pas Mme Désilets. La somme de 200 millions de dollars qui lui serait allouée ne pourrait suffire à la tâche que pour une seule année, affirme la mairesse de Bécancour, qui soutient que la décision de fermer Gentilly-2 a été précipitée.

De son côté, la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet, réitère la position de son gouvernement. « Il est assez évident que le coût de production ne sera plus concurrentiel de la centrale nucléaire de Gentilly et on est au Québec. Moi je ne porte pas de jugement sur les choix des autres pays à travers le monde, mais au Québec, on a d'autres choix qui sont beaucoup plus intéressants, qui sont les énergies renouvelables. »

Pour sa part, le député de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Bonnardel, demande au gouvernement Marois de tenir une commission parlementaire sur l'avenir de la centrale nucléaire Gentilly-2.

M. Bonnardel a ajouté qu'advenant une réponse négative du gouvernement péquiste, la CAQ allait déposer, dès la rentrée parlementaire, une motion réclamant la tenue d'une commission et le maintien des activités de la centrale jusqu'à ce que celle-ci ait formulé ses conclusions. « Pauline Marois ne peut pas contourner le Parlement, elle devra respecter la volonté d'une majorité d'élus à l'Assemblée nationale », a-t-il déclaré.

Une marche de solidarité

La Chambre de commerce et d'industries du Coeur-du-Québec et la Chambre de commerce et d'industries de Trois-Rivières organisent une marche de solidarité pour les employés de Gentilly-2 et leurs familles. L'événement aura lieu le dimanche 30 septembre.

Les intervenants demandent aux employés, à la population et aux fournisseurs de se joindre au groupe. Les présidents des chambres de commerce souhaitent que Pauline Marois entende le message des citoyens qui demandent la réfection de la centrale.

« Lors de l'annonce de la fermeture de Gentilly-2, nous avons été offensés de la façon dont elle s'y est prise. C'était très cavalier et un manque de respect total pour notre population. On aurait dit qu'elle souhaitait se débarrasser de ce dossier, et ce, à tout prix », expliquent MM. Girard et Charlebois.

Les intervenants demandent à nouveau la tenue d'une commission parlementaire sur l'avenir de Gentilly-2

Intérieur de la centrale nucléaire Gentilly IIAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Intérieur de la centrale nucléaire Gentilly II

Une inquiétude partagée par la population

La population s'active également. Une citoyenne de Bécancour, Marie-Christine Hupé, a lancé une pétition dans le but de sauver la centrale et les emplois qui y sont liés. Elle a recueilli plus de 800 signatures. Elle soutient que cette fermeture serait catastrophique pour l'économie de la région.

Mme Hupé estime que ce n'est pas tout de créer de nouveaux emplois; elle souligne qu'il faut protéger ceux qui existent déjà. Elle craint que les familles qui profitent de la sécurité des emplois à Hydro-Québec ne quittent la région et que les emplois créés par le déclassement ne profitent pas aux gens de la région.

La citoyenne rejette les craintes liées au nucléaire. « C'est tellement réglementé qu'il ne peut pas y avoir de danger », estime Mme Hupé.

Avec les informations de La Presse canadienne

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