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Exclusif

Visite au coeur de Mine Jeffrey d'Asbestos

Chaque jour, deux millions de gallons d'eau percolent dans la mine. Cette eau est acheminée dans un gros réservoir où elle décante. Les pompes présentes dans la mine sont capables de de récupérer 5 millions de gallons par jour.

Chaque jour, deux millions de gallons d'eau percolent dans la mine. Cette eau est acheminée dans un gros réservoir où elle décante. Les pompes présentes dans la mine sont capables de de récupérer 5 millions de gallons par jour.

Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Fermée depuis dix ans, Mine Jeffrey pourrait recommencer à extraire de l'amiante chrysotile au printemps 2013. Depuis près de deux ans, les travailleurs de l'amiante d'Asbestos se préparent à la relance de cette mine souterraine.

Ces deux années de labeur et d'efforts pourraient être anéanties si le gouvernement de Pauline Marois retirait le prêt remboursable de 58 millions consenti à Mine Jeffrey par le gouvernement libéral en juillet 2012. Bien qu'Ottawa ne s'oppose plus à l'inscription de l'amiante sur la liste des produits chimiques dangereux de la Convention de Rotterdam, l'équipe du président de Mine Jeffrey, Bernard Coulombe, persiste et signe : elle veut rouvrir l'entreprise.

À l'heure actuelle, quelque 150 millions de dollars ont déjà été investis par les actionnaires pour aménager les galeries, qui pourraient ne jamais servir. Environ 40 millions de dollars sont encore nécessaires pour assurer la relance de l'entreprise.

Cette mine descend à près de 670 mètres sous terre. Selon le président de Mine Jeffrey, il serait possible d'y extraire 20 000 tonnes de minerai par jour. Il y aurait assez de ressources pour suffire à la demande pendant 50 ans.

« Nous avons la possibilité de faire 200 000 tonnes de fibres chrysotiles par année, ce qui couvrirait à peu près 10 % du marché. Ce marché est évalué à 2 millions de tonnes par année », soutient Bernard Coulombe.

Une nouvelle mine

« Nous avons décidé d'aller sous terre plutôt que de grossir le trou parce que c'est moins cher. Agrandir coûterait 300 millions de dollars. Aller en profondeur nous permet aussi d'éviter de créer de fausses montagnes artificielles de roches », explique M. Coulombe.

Une fois en exploitation, Mine Jeffrey pourrait donner de l'emploi à 500 personnes et approvisionner en amiante chrysotile entre 25 et 30 clients situés en Inde, en Malaisie, au Laos, au Mexique, en Indonésie et au Bangladesh, entre autres.

Si tout va bien, Mine Jeffrey pourrait démarrer sa production en mars 2013.

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