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Le PQ veut toujours procéder au déclassement de Gentilly-2

La centrale Gentilly-2

Photo : La Presse canadienne / Hydro-Québec

Radio-Canada

Le Parti québécois entend toujours procéder au déclassement de Gentilly-2, comme il le promet depuis deux ans.

L'attaché de presse du Parti québécois, Éric Gamache, confirme que le nouveau gouvernement de Pauline Marois a l'intention de tenir cette promesse.

Le prochain ministre des Ressources naturelles devra prendre une décision rapidement. C'est que le permis d'exploitation de Gentilly-2 ne permet pas de faire fonctionner la centrale au-delà de 2012.

Cette décision relève du conseil des ministres et n'a pas à être soumise au vote des élus de l'Assemblée nationale.

Le documentaire Gentilly or not to be fait réagir

Le documentaire Gentilly or not to be a été présenté lundi soir à Trois-Rivières devant plus de 250 personnes, avant d'être diffusé en première montréalaise au cinéma Beaubien mardi soir.

Le documentaire dresse un portrait inquiétant des risques liés au nucléaire et à la réfection de la centrale Gentilly-2 de Bécancour. Il a suscité de vives réactions du public, en grande partie déjà gagné aux arguments du mouvement Sortons le Québec du nucléaire.

Le documentaire laisse entendre que le taux de cancer et de leucémie chez les gens qui habitent dans un rayon de dix kilomètres de la centrale est plus élevé que la normale.

Les élus de la région ont tous été invités à assister au visionnement, mais seule la députée péquiste de Champlain, Noëlla Champagne, était présente. Elle a rappelé que son gouvernement s'est engagé à régler la question du nucléaire en déclassant la centrale Gentilly-2.

Une coalition d'opposants au maintien des activités de la centrale nucléaire a profité de cette projection pour demander à la nouvelle première ministre d'annoncer dans les plus brefs délais la fermeture des installations de Bécancour.

Réaction de l'Agence de la santé

Le docteur Gilles Grenier de l'Agence de la santéAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le docteur Gilles Grenier de l'Agence de la santé

L'Agence de la santé de la Mauricie et du Centre-du-Québec a récemment affirmé que les échantillons de population étudiés dans le documentaire ne permettent pas de conclure qu'il y a des répercussions sur la santé.

Lors d'un point de presse, mardi, la direction de l'Agence a réitéré qu'il n'y avait pas de lien entre le taux de cancer et la centrale nucléaire. Selon l'Agence, plusieurs études ont obtenu des résultats différents de ceux présentés dans le documentaire.

L'Agence de la santé ajoute aussi qu'il est faux de croire que les femmes enceintes devraient quitter la région en raison de la présence de Gentilly-2.

Gentilly-2 dans la campagne électorale

Le dossier de la centrale nucléaire Gentilly-2 avait refait son apparition dans la récente campagne électorale au Québec.

Les chefs des partis favorables au maintien de Gentilly-2 avaient été questionnés relativement au contenu du documentaire.

« Ce que j'ai dit depuis le début, c'est qu'il n'y aura pas de compromis ni sur la sécurité ni sur l'environnement. Moi, pour l'instant, je ne crois pas ce documentaire. Les spécialistes, les scientifiques qu'on a consultés disent exactement le contraire. Maintenant, attendons d'avoir les études », avait souligné François Legault, chef de la Coalition avenir Québec.

Le premier ministre sortant, Jean Charest, s'était aussi prononcé sur la question : « Reconnaissons qu'à ce jour, il n'y a personne qui a relevé une situation qui nous amènerait à se questionner là-dessus. Moi, c'est ce que je constate », avait-il affirmé.

Après avoir décidé, en 2008, de reconstruire la centrale au coût de près de 2 milliards de dollars, le gouvernement Charest avait interrompu les travaux au printemps 2011. Québec attend encore de nouvelles études.

Les opposants estiment que les coûts de réfection ont augmenté depuis, pour atteindre près de 3 milliards.

Avec les informations de La Presse canadienne

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