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Est du Québec : la mort de 15 bébés bélugas inquiète des riverains

Le Saint-Laurent sur la Côte-Nord

Le Saint-Laurent sur la Côte-Nord

Photo : Evelyne Côté

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La santé du Saint-Laurent inquiète les riverains de l'Est du Québec qui ont constaté cet été un nombre anormalement élevé de carcasses de fous de Bassan, de baleines et de poissons.

Un béluga échoué sur les rives du Saint-Laurent
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Un béluga échoué sur les rives du Fleuve Saint-Laurent

Une quinzaine de bébés bélugas, appelés veaux, ont été retrouvés morts sur la rive sud de l'estuaire, soit cinq fois plus qu'en moyenne. Les biologistes n'arrivent pas à déterminer la cause de cette vague de mortalité.

« Est-ce qu'il y a un problème de santé chez les femelles ou les veaux? Est-ce un changement environnemental? », se questionne le président du Groupe de recherche et d'éducation sur les mammifères marins, Robert Michaud.

Des fous de Bassan morts de faim

En Gaspésie comme en Basse-Côte-Nord, plusieurs carcasses de fous de Bassan ont été signalées à Pêches et Océans Canada. Hugues Deglaire, un ornithologue amateur de Saint-Ulric, en a retrouvé un à deux pas de sa résidence.

Il a noté un comportement étrange chez les oiseaux. « On les voit très proches de la rive et ils ne pêchent pas de la même façon que d'habitude », indique-t-il.

Les scientifiques détiennent une clé du problème. Selon eux, les poissons dont se nourrissent les fous de Bassan se tiennent plus en profondeur à cause du réchauffement des eaux du Saint-Laurent. La pathologiste de la Faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Montréal, André Dallaire, précise que la nourriture devient de cette façon moins accessible aux prédateurs.

« C'est donc des animaux qui avaient de la difficulté dernièrement à trouver assez de proies et d'aliments pour se nourrir et maintenir une bonne masse musculaire », explique le scientifique qui a examiné trois carcasses de fous de Bassan retrouvés dans la région de La Tabatière, en Basse-Côte-Nord.

En plus de baleines et d'oiseaux, les riverains ont noté un autre phénomène inhabituel : des centaines de lançons, des petits poisons dont se nourrissent les baleines, ont été retrouvés morts sur les berges.

La situation a alerté Pêches et Océans Canada qui a d'ailleurs interdit la cueillette de mollusques entre Saint-Roch-des-Aulnais et Gaspé, le temps de mener des recherches dans le Saint-Laurent.

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