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Des parents à Shippagan dénoncent l'intimidation

Manifestation à Shippagan contre l'intimidation

Le jeune Jolain Paulin, entouré de sympathisants, dénonce l'intimidation que d'autres jeunes lui font subir.

Photo : Julie-Anne Lapointe/Radio-Canada

Radio-Canada

Une cinquantaine de parents dénoncent des gestes d'intimidation à l'école L'Envolée, à Shippagan, au Nouveau-Brunswick.

Carole Paulin, une mère à l'origine de ce mouvement, explique que son fils de 12 ans, Jolain, subit des gestes d'intimidation depuis trois ans. Le cas a pris une grave tournure l'an dernier. Les agresseurs de son fils lui ont cassé un coude.

« Il n'y a personne qui a eu de conséquences là-dessus. Ils ont dit qu'ils ont parlé aux enfants, mais rien pour aider les jeunes, parce qu'ils ne font pas juste de l'intimidation envers mon enfant. L'année passée, dans la même gang, il y avait un garçon qui lui a cassé un bras. Ce jeune gars-là, il se promenait dans l'école et il riait de mon enfant », déplore Carole Paulin.

Elle ajoute qu'à force de subir des agressions et des railleries, Jolain devient agressif à son tour, et il lui arrive de frapper ses agresseurs.

« Mon enfant, ce n'est pas un saint, je l'avoue, mais quand c'est rendu que tu frappes un enfant et que tu dis : "vas te noyer dans la mare d'eau", et envoyer ça sur Facebook, tu as un méchant problème », lance Mme Paulin.

Odile HachéAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Odile Haché, directrice de l'école L'Envolée

Photo : Julie-Anne Lapointe/Radio-Canada

Les parents espèrent voir la fin de ces gestes de violence.

Odile Haché, directrice de l'école L'Envolée, dit qu'elle comprend les demandes des parents. Elle rappelle que la responsabilité de corriger le comportement des jeunes ne relève pas uniquement de l'école.

« Je trouve que c'est très triste pour l'élève qui a subi l'intimidation. Je suis un peu d'accord avec les parents de vouloir dénoncer cette situation d'intimidation devant toute la société. En fait, c'est un problème de société. C'est sûr qu'à l'école on essaie de mettre des choses en place, on travaille, mais il va falloir que ce soit plus grand », explique Mme Haché.

Odile Haché suggère aux autorités municipales, à la GRC et à d'autres intervenants de participer aux efforts contre l'intimidation.

Une marche contre l'intimidation

Des élèves ont récemment filmé Jolain Paulin pendant qu'il subissait des gestes d'intimidation. Cette vidéo s'est retrouvée dans les médias sociaux.

Julie Mallet, une résidente de Shippagan, a immédiatement enregistré sa propre vidéo pour inviter la collectivité à passer à l'action contre ce phénomène. Elle explique qu'elle a aussi subi de l'intimidation et qu'aujourd'hui elle veut éviter cela à ses enfants.

Il n'y a pas juste des enfants qui se font intimider. Il y a des adultes aussi, des jeunes. Tout le monde se fait intimider. Il ne faut pas que ça continue. Il faut qu'on se lève, qu'on agisse, qu'on fasse quelque chose pour changer ça.

Julie Mallet, résidente de Shippagan

Julie Mallet invite la communauté à participer à une marche contre l'intimidation qui aura lieu à Shippagan le 29 septembre, à 13 h.

Acadie

Éducation