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Les Amis de l'Institut français restent inquiets

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les Amis de l'institut français s'inquiètent de la formation d'ici la fin septembre d'un comité présidentiel qui doit faire le pont entre la communauté francophone et la haute direction de l'Université de Regina.

Le porte-parole de ce groupe de citoyens, Michel Dubé, estime en premier lieu que le processus de sélection des membres du comité ne se fait pas dans la transparence et que le choix du président, dont l'identité n'a pas été dévoilée, a été fait sans consultation avec l'Assemblée communautaire fransaskoise (ACF).

Deuxièmement, M. Dubé s'inquiète de voir que le vice-président des affaires pédagogiques de l'Université de Regina, Thomas Chase, ne fera pas partie du comité et que par conséquent le comité pourrait être dépourvu de personnalités étant responsables des décisions ultimes à prendre.

Sans oublier que la nouvelle directrice intérimaire de l'Institut français, Sheila Petty, n'y sera pas admise également, malgré son « amour de la francophonie » proclamé plus tôt cette semaine.

« C'est possible qu'il y ait des consultations entre les membres du comité et elle, mais elle ne siège pas directement au comité », a fait savoir Paul-Émile L'heureux, responsable du dossier de l'éducation postsecondaire pour l'Assemblée communautaire fransaskoise (ACF).

L'Institut français de Regina est dans la tourmente depuis le non-renouvellement du contrat de son ex-directeur Peter Dorrington.

Certains membres de la communauté francophone et le groupe les Amis de l'Institut français craignent que l'Université renonce à son engagement verbal de changer le statut de l'Institut français, mettre sur pied un baccalauréat en développement communautaire et regrouper les trois entités francophones déjà existantes à l'Université.

D'autres angoisses

Les Amis de l'institut français sont troublés du peu de temps que le comité dispose pour rédiger un rapport de défense de l'institution destiné aux dirigeants de l'université. En effet, le comité doit effectuer des consultations et rendre ses conclusions d'ici le mois de décembre.

Finalement, M. Dubé n'est pas tranquille devant un processus de financement du comité qui est géré non pas par la communauté fransaskoise, mais uniquement par le biais de l'Université de Regina.

Une pétition en ligne

Les Amis de l'Institut français ont par ailleurs réuni plus de 1 000 signatures dans une pétition en ligne lancée en mai dernier.

La pétition, qui sera bientôt remise à la présidente de l'université, Vivianne Timmons, souhaite une plus grande consultation avec la communauté fransaskoise sur les orientations stratégiques de l'Institut français et le rétablissement d'un processus qui permettrait à ce dernier d'obtenir un statut académique.

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