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Industrie automobile : une grève serait lourde de conséquences selon des analystes

usine de Chrysler à Windsor

L'usine de Chrysler à Windsor emploie 4900 travailleurs.

Photo : AP

Radio-Canada

Plusieurs analystes prédisent la mort de l'industrie automobile au Canada si les TCA mettent leur menace de grève à exécution. Mercredi, les Travailleurs canadiens de l'automobile ont annoncé qu'ils pourraient débrayer simultanément chez Ford, GM et Chrysler.

Le président des TCA, Ken Lewenza, raconte qu'en 35 ans de carrière, il n'a jamais vu autant de réticence à faire des compromis de la part des trois grands de l'automobile.

Il affirme que son syndicat est prêt à déclencher un débrayage de ses 20 000 membres et à paralyser l'industrie.

Selon le syndicat, Ford, GM et Chrysler veulent notamment que le salaire de base des nouveaux employés soit d'environ 16 $ de l'heure comme aux États-Unis plutôt que 24 $.

L'éditeur de l'Annuel de l'automobile, Benoît Charrette explique que « ce qui est en jeu en ce moment, c'est ni plus ni moins que l'avenir de l'industrie automobile au Canada ».

D'après lui, un débrayage serait lourd de conséquences. « On fabrique à peu près 17 à 18 % des véhicules nord-américains au Canada et si on arrêtait cette construction là, on mettrait réellement en péril les constructeurs américains », affirme-t-il.

Le spécialiste de l'industrie Dennis Desrosiers abonde dans le même sens et pense qu'une grève reviendrait à un suicide pour les TCA.

Il prédit que le syndicat et les fabricants réussiront à s'entendre avant le 18 septembre, date à partir de laquelle une grève est possible.

D'après un reportage d'Annie Poulin.

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