ICI Radio-Canada

Vous naviguez sur le nouveau site

Aller au menu principalAller au contenu principalAller au pied de page
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les banques canadiennes engrangent d'importants profits

Gratte-ciel de banques sur Bay Street, à Toronto
Gratte-ciel de banques sur Bay Street, à Toronto Photo: La Presse canadienne / Adrien Veczan
Radio-Canada

En dépit de la morosité économique mondiale, les grandes banques canadiennes affichent de solides performances au troisième trimestre. Trois d'entre elles rapportent des profits en forte hausse jeudi.

Dans la plupart des cas, ces banques expliquent profiter d'une augmentation des volumes de prêts et de dépôts aux particuliers ainsi qu'aux entreprises, mais aussi de rendements sur les marchés meilleurs que prévu. Cela leur permet de bonifier leurs bilans et de hausser leurs dividendes.

La Royale

La Banque Royale (TSX:RY (Nouvelle fenêtre)) a dévoilé un bénéfice net record de 2,24 milliards de dollars au troisième trimestre, soit un bond de 73 % par rapport à la même période l'an dernier.

Son président et chef de la direction, Gordon M. Nixon, explique cette performance par le bénéfice record de son secteur canadien des services bancaires, mais aussi par le rendement élevé de son secteur du marché des capitaux.

La TD

Du côté de la Banque TD (TSX:TD (Nouvelle fenêtre)), les profits sont aussi au rendez-vous. Son bénéfice net est passé de 1,49 milliard à 1,7 milliard de dollars. Ses revenus ont progressé, passant de 5,38 milliards à 5,84 milliards de dollars au troisième trimestre.

La TD précise que ses activités aux États-Unis ont été plus rentables avec un résultat net de 279 millions de dollars américains. Sa division américaine rapporte une progression des prêts et de dépôts au troisième trimestre.

La CIBC

La Banque CIBC (TSX:CM (Nouvelle fenêtre)) a aussi divulgué ses résultats pour le troisième trimestre jeudi. Son bénéfice net a augmenté à 841 millions de dollars, comparativement à 591 millions un an plus tôt. Ses revenus ont progressé de 2 % à 2,1 milliards de dollars.

La CIBC a par ailleurs annoncé l'achat de la firme-conseil en énergie Griffis & Small du Texas, sans divulguer la valeur de la transaction.

La Banque Nationale

De son côté, la Banque Nationale (TSX:NA (Nouvelle fenêtre)) a fait état de profits de 379 millions de dollars au troisième trimestre, en hausse de 13 % par rapport à la période correspondante de 2011. Ses revenus ont atteint 1,22 milliard de dollars, alors qu'un an plus tôt, ils se soldaient à 1,16 milliard.

Et les autres

Mardi, les banques Scotia et BMO ont également dévoilé des profits en forte progression, malgré l'incertitude du contexte économique mondial. Quant à la Banque Nationale, elle présentera ses résultats pour le troisième trimestre jeudi après la fermeture des marchés. Le lendemain, ce sera au tour de la Banque Laurentienne.

Une position attrayante

Les banques canadiennes disent toutes avoir profité d'une hausse du volume de leurs activités bancaires aux particuliers et aux entreprises, ainsi que de rendements satisfaisants sur les marchés financiers. Par contre, elles appréhendent un ralentissement du crédit à la consommation, en raison du surendettement et du ralentissement immobilier.

Selon Pierre Champagne, gestionnaire de portefeuilles chez Valeurs immobilières Desjardins, une partie importante des profits engrangés par les banques canadiennes s'explique par la force du marché immobilier.

De plus, une grande part de leur argent est placée sous forme d'hypothèque aux particuliers. « Ces hypothèques sont garanties via la Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL), donc ne représentent aucun risque », ajoute M. Champagne.

Cette stabilité place les banques canadiennes dans une position attrayante à l'échelle mondiale, alors que leurs homologues américaines et asiatiques vivent des difficultés et que les institutions européennes « ont le dos dans les câbles ».

Pierre Champagne s'attend donc à de nouvelles acquisitions de la part des banques canadiennes. « Clairement, ces acquisitions vont se transformer en hausse des profits, hausses de dividendes, et hausse du prix des actions bancaires », prévoit-il.

Mercredi, la Banque Scotia a d'ailleurs mis la main sur la Banque ING du Canada.

Avec les informations de La Presse canadienne

Économie