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École secondaire Kénogami : mesure de protection exceptionnelle

Radio-Canada

L'école secondaire Kénogami, dans l'arrondissement de Jonquière, est maintenant à l'épreuve des rayons ultraviolets pour protéger un jeune atteint de porphyrie érythropoiétique congénitale.

Le jeune est le seul en Amérique du Nord à être atteint de cette maladie, qui le rend extrêmement sensible aux UV.

La directrice de l'école Kénogami, Sylvie Bergeron, précise que toutes les fenêtres et les tubes fluorescents de l'école secondaire ont été recouverts d'une pellicule de protection.

« C'est sûr qu'on appréhendait parce que tant qu'on n'a pas vécu puis qu'on ne l'a pas vu, on ne sait pas à quoi s'attendre, dit-elle. Mais une fois installé, on s'est dit que ce n'est pas si pire que ça. »

Les 950 élèves et le personnel de l'école Kénogami verront donc la vie en jaune au cours des cinq prochaines années, comme s'ils portaient en permanence des verres fumés.

« En arrivant ici, je ne l'ai même pas remarqué, mentionne la préposée aux élèves handicapés, Karine Jomphe. Ça ne fait pas vraiment une grosse différence. Ça met peut-être un peu plus de couleur dans l'école. »

Si le personnel semble s'être adapté rapidement à son nouvel environnement, la direction admet cependant que des parents ont questionné le changement.

« Je n'en ai pas eu beaucoup, mais il y a eu quelques commentaires, indique Mme Bergeron. "C'est surprenant, on ne s'attendait pas à ça. Tout ça pour un jeune. Ça va aller jusqu'où tout ça?" Mais dans l'ensemble, ça a été bien accueilli. »

La transformation a coûté 325 000 $ à la Commission scolaire de la Jonquière. L'argent a été pris dans le budget de maintien des bâtiments et une demande d'aide financière a été acheminée au ministère de l'Éducation.

Qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour la réussite de nos jeunes? Quand il faut aller jusqu'à des mesures comme ça et que c'est pour faciliter l'intégration d'un jeune, l'aider à aller plus loin, pour sa réussite, oui, oui.

Sylvie Bergeron, directrice de l'école secondaire Kénogami

Les enseignants de l'école secondaire Kénogami prendront quelques minutes, lors de la rentrée, pour expliquer la situation aux élèves.

Transformation inverse à l'école Sacré-Coeur

Du côté de l'école primaire Sacré-Coeur, que fréquentait le jeune depuis sept ans, les pellicules de protection ont été retirées.

Le directeur, Alain Doré, croit que cette mesure était essentielle. « Il y avait droit, souligne-t-il. Et c'était, je pense, une belle leçon pour tous les jeunes qui voyaient ça pour la première fois. »

Le ministère de l'Éducation avait payé 205 000 $, en 2006, pour recouvrir les fenêtres et les tubes fluorescents.

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