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UQAM : les étudiants en sciences humaines mettent fin à la grève

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Assemblée générale extraordinaire de grève à l'UQAM, le 29 août 2012
Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une assemblée générale à haute teneur émotive a mis fin à la grève pour les étudiants en sciences humaines de l'Université du Québec à Montréal (UQAM), qui se sont prononcés mercredi pour un retour en classe dès jeudi matin.

L'assemblée générale extraordinaire aura duré près de six heures. Le vote de grève a été serré : 480 étudiants ont voté contre la reconduction de la grève, 445 pour la poursuite du mouvement alors que 29 autres se sont abstenus.

Les membres de cette association représentent la moitié des quelque 9000 étudiants de l'UQAM qui étaient toujours en grève.

Selon un étudiant présent à la fin de l'assemblée, « les larmes coulaient à flots parmi les militants insatisfaits » alors que d'autres scandaient « des slogans désespérés ».

Les étudiants en sciences humaines s'étaient déjà prononcés la semaine dernière en faveur de la grève jusqu'aux élections, mais une pétition signée par 70 personnes a forcé l'association à tenir une assemblée avant le 4 septembre.

Plus tôt mercredi midi, une manifestation étudiante a mené à l'arrestation de quatre personnes. Les manifestants sont partis de la place Émilie-Gamelin vers 11 h, où l'attroupement a été déclaré illégal. Ils auraient ensuite occupé un immeuble.

Deux personnes ont aussi reçu des constats d'infraction pour avoir jeté des objets sur la voie publique.

Cours perturbés

Dans la matinée, des manifestants ont fait le tour des classes où se tenaient les cours pour faire respecter les votes de grève. Seuls les cours des facultés ayant voté en faveur de la grève étaient visés.

L'UQAM a déposé des plaintes auprès du SPVM en vue d'identifier les étudiants masqués en vertu de la loi 12 (issue du projet de loi 78, qui assure aux étudiants la tenue des cours en cas de grève).

La direction de l'UQAM a tout de même fait savoir qu'elle ne voulait pas de présence policière dans l'enceinte de l'université, une décision qui a été citée en exemple à plusieurs reprises au cours des derniers jours par des enseignants et des étudiants de l'Université de Montréal (UdeM).

Alors que les grévistes tiennent à ce que les votes de grève soient respectés, certains professeurs déplorent les perturbations. Ils estiment que les étudiants qui veulent faire la grève devraient le faire à l'extérieur et laisser les autres étudiants assister à leurs cours.

Toutefois, le Syndicat des professeurs et professeures de l'UQAM (SPUQ) appuie la grève et la mobilisation étudiante. Ces derniers ont d'ailleurs approuvé à 65 % jeudi dernier une résolution pour s'abstenir de donner les cours en cas de perturbation.

Au total, 300 cours risquaient d'être perturbés mercredi à l'UQAM, soit 20 % de l'enseignement dispensé dans l'établissement.

Un journaliste de CUTV malmené par les policiers

CUTV, la chaîne de télévision étudiante de l'Université Concordia, a dénoncé le mauvais traitement dont aurait été victime un de ses journalistes de la part des policiers.

CUTV affirme que l'un de ses journalistes a été brutalisé mardi par un policier à l'Université de Montréal. Il aurait été pris en souricière au bout d'un corridor et aurait eu un bras coincé dans une porte, ce qui aurait provoqué un bris de matériel, selon CUTV.

La chaîne étudiante soutient que depuis le début du conflit étudiant, ses journalistes et ses caméramans sont systématiquement ciblés par la police et qu'ils ne bénéficient pas du même traitement que les autres médias.

Cours suspendus à l'UdeM

Par ailleurs, les cours de six départements à l'Université de Montréal sont suspendus jusqu'à la fin de la semaine.

La levée de cours vise les départements qui sont toujours en grève, dont ceux d'anthropologie, histoire de l'art et études cinématographiques.

Pour connaître la liste des cours suspendus à l'Université de Montréal, cliquez ici (Nouvelle fenêtre).

Mardi, la rentrée avait de nouveau été perturbée à l'UdeM, où les policiers ont procédé à 16 arrestations lors de deux interventions controversées. Parmi les personnes arrêtées, 6 ont été relâchées et 10 seront accusées de voies de fait.

Aucune arrestation n'a été faite en lien avec la loi 12.

Un étudiant qui prend des photos des policiers sur le point d'être interpellé.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un étudiant qui prend des photos des policiers sur le point d'être interpellé

Avec les informations de La Presse canadienne

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