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Innovation importante en radiothérapie à Sherbrooke

Le professeur Daniel Houde et le doctorant Hakim Belmouaddine dans un laboratoire de la Faculté de médecine et des sciences de la santé.

Le professeur Daniel Houde et le doctorant Hakim Belmouaddine dans un laboratoire de la Faculté de médecine et des sciences de la santé.

Photo : Université de Sherbrooke / Robert Dumont

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des chercheurs sherbrookois ont développé une nouvelle technique de radiation laser infrarouge qui permet de cibler avec plus de précision les tumeurs dans le traitement du cancer.

Les résultats de leur étude, publiés cette semaine dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences, montrent la possibilité de traiter certains types de cancers à l'aide de cette technique qui constitue, selon les chercheurs, une solution de rechange au traitement du cancer par radiothérapie traditionnelle.

« Cette découverte pourrait voir une application clinique dans un horizon assez rapproché et pourrait ultimement remplacer les traitements par radiothérapie conventionnelle pour différents cancers, dont certains cancers de la peau », explique Daniel Houde, professeur au Département de médecine nucléaire et radiobiologie de la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l'Université de Sherbrooke et chercheur au Centre de recherche clinique Étienne-Le Bel du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke.

Les radiations, qui sont utilisées en radiothérapie depuis la fin du 19e siècle, peuvent avoir un effet néfaste au moment de soigner le cancer. En radiothérapie traditionnelle, les radiations qui sont émises non seulement touchent les tumeurs, mais une partie d'entre elles se déposent autour de la région à traiter. Cela peut notamment entraîner, chez de jeunes patients, des cancers secondaires. D'autre part, les médecins choisissent les doses en fonction de la tolérance générale des tissus sains des patients plutôt que d'assurer l'élimination du cancer.

« Cet obstacle, qui n'a jamais été entièrement surmonté en plus de 100 ans de radiothérapie médicale, est maintenant à notre portée », explique Daniel Houde.

Une grande précision

Avec la nouvelle technique étudiée par l'équipe du professeur Houde, qui repose sur l'émission d'une lumière infrarouge pulsée à haute intensité, soit des lasers femtosecondes, le dépôt de doses de radiation dans la tumeur serait optimisé et d'une précision inégalée.

« La tumeur recevrait une concentration d'énergie d'une puissance énorme pour neutraliser des cellules malignes, et ce, avec une précision d'une fraction de millimètre », explique Daniel Houde.

Il s'agirait donc d'une technique « sans précédent dans l'histoire de la radiothérapie », peut-on lire dans le communiqué de l'Université de Sherbrooke.

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