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Le Bureau d'aménagement de l'Est du Québec sous la loupe des chercheurs

Marche d'apppui à Dignité 2
Marche d'apppui à Dignité 2 Photo: Denis Pinard © Centre des Opérations Dignité

Des chercheurs étudieront l'incidence du Bureau d'aménagement de l'Est du Québec (BAEQ) sur le développement de la région.

Près de 50 ans après la création du BAEQ, en 1963, l'Université du Québec à Rimouski se penchera sur les répercussions régionales de ce plan d'aménagement.

Le titulaire de la Chaire de recherche du Canada en développement rural, Bruno Jean, estime que les réalisations du BAEQ sont en fait très peu connues. Le nom du BAEQ est surtout associé, dans la région, à la recommandation visant à fermer une dizaine de villages de l'arrière-pays du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie. Pourtant, c'est 230 recommandations que le BAEQ a formulées dans le cadre de ses activités, qui représentent la plus vaste initiative de planification d'un territoire jamais mise de l'avant au pays.

Le BAEQ, c'était 80 chercheurs et spécialistes appuyés par 5000 membres de comités locaux. Le Bureau disposait d'un budget de 4 millions de dollars provenant du gouvernement canadien. Le plan d'aménagement détaillé et les recommandations tenaient en dix cahiers de plus de 2000 pages qui ont été déposés au gouvernement du Québec en 1966.

Aménager le futur

Peu de gens savent que le BAEQ est à l'origine, entre autres, de la construction d'infrastructures de transport comme le quai pour un traversier-rail à Matane, de la création des parcs nationaux du Bic et du Témiscouata, et de l'ouverture du musée régional de Rimouski.

Le BAEQ a aussi permis la mise en oeuvre de mesures comme la formation de la main-d'oeuvre ou la modernisation des pêches et de la forêt. Le chercheur Bruno Jean croit qu'il faut faire valoir les retombées positives du BAEQ : « Un grand acquis, c'est la planification régionale, c'est faire des plans de développement régional et on trouve que l'expérience du BAEQ n'a pas été dépassée par la suite. » En plus de coordonner la recherche, l'UQAR organisera un colloque sur le sujet en 2013; elle envisage aussi la publication d'un livre.

L'ex-président du BAEQ, le notaire Georges-Henri Dubé, ainsi qu'un ex-haut fonctionnaire du gouvernement fédéral, Robin D'Anjou, ont beaucoup travaillé à la mise en place de l'étude.

Pour M. Dubé, les leçons du BAEQ sont toujours d'actualité. « Je pense que les actions futures devraient s'inscrire dans la même perspective que celle du BAEQ, dans la perspective de la planification du développement ou celle du développement planifié », estime-t-il.

Georges-Henri Dubé souhaite que la recherche permette de jeter les bases de nouvelles initiatives de développement économique, social et culturel.

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