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Winnipeg : l'avocat indépendant dans l'affaire de la juge Lori Douglas démissionne

L'avocat québécois Guy Pratte, à la sortie d'une audience du comité d'enquête du Conseil canadien de la magistrature concernant la conduite de la juge en chef associée de la Cour du Banc de la Reine du Manitoba, Lori Douglas, à Winnipeg, le 27 juillet 2012.

L'avocat québécois Guy Pratte est très connu pour avoir pris part à des causes célèbres, dont la commission Oliphant, qui s'intéressait en 2009 aux relations d'affaires de l'ancien premier ministre Brian Mulroney avec le lobbyiste germano-canadien Karlheinz Schreiber.

Radio-Canada

Le Conseil canadien de la magistrature (CCM) a annoncé lundi avoir reçu et accepté la démission de l'avocat indépendant Guy Pratte, nommé pour présenter au comité d'enquête l'affaire concernant l'examen de la juge Lori Douglas à Winnipeg.

Le Conseil promet « qu'un nouvel avocat indépendant sera nommé dès que possible, pour que l'examen des allégations contre la juge puisse procéder de façon juste et expéditive [...] ».

La raison de la démission n'a pas été précisée dans le communiqué diffusé lundi, mais le juriste originaire du Québec avait déjà exprimé son désaccord avec l'intervention du comité d'enquête du CCM dans les audiences de l'affaire Douglas.

Me Pratte ainsi que l'avocate de la juge Douglas, Me Sheila Block, avaient dénoncé (Nouvelle fenêtre) la manière dont l'avocat du comité avait interrogé le mari de Lori Douglas.

Me Guy Pratte estimait que le comité se substituait à sa fonction de procureur indépendant.

« Ce que je fais, bien ou pas, agressivement ou non, ça ne relève pas de vous. Même si vous pensez que le procureur indépendant ne fait pas un bon boulot, vous ne pouvez pas faire ce que vous avez fait hier », avait-il dit le jeudi 26 juillet dernier.

Pour sa part, Me Block avait affirmé que la façon dont les questions ont été posées démontrait un biais défavorable, de la part du comité sensé être impartial, envers sa cliente, la juge à la Cour du Banc de la Reine du Manitoba Lori Douglas.

Me Block avait en outre demandé le désistement du comité en juillet, puis une seconde fois le 20 août dernier, en déposant une demande d'annulation de l'enquête auprès de la Cour fédérale.

Le CCM a indiqué le lendemain que l'enquête se poursuivrait et a réaffirmé l'impartialité des membres du comité.

L'enquête du CCM

La juge en chef associée Lori Douglas fait l'objet d'un examen de sa conduite en raison d'une plainte déposée par un ancien client de son mari avocat. Alex Chapman, un informaticien de Winnipeg, allègue que la juge était complice de son mari, Jack King, quand celui-ci lui a présenté des images sexuellement explicites de la juge et lui a proposé d'avoir des rapports sexuels avec sa femme.

À l'époque, Mme Douglas et M. King travaillaient pour le même cabinet d'avocat.

Lori Douglas a déjà clamé qu'elle ignorait tout des machinations de son mari, et celui-ci a répété à maintes reprises durant sa comparution que sa femme avait été la victime de ses fantasmes.

Les audiences de l'enquête ont été ajournées jusqu'en décembre.

Manitoba

Justice