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Un Plan Sud pour contrebalancer le Plan Nord?

Exploitation minière

Exploitation minière (Archive)

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des centaines de travailleurs qualifiés quittent le Bas-Saint-Laurent et la Gaspésie pour la Côte-Nord, attirés par les salaires faramineux offerts par les compagnies minières.

Alors que le manque de main-d'oeuvre commence à se faire sentir, certains se demandent si le Plan Nord ne deviendra pas nuisible pour le développement économique du sud. D'autres revendiquent même un Plan Sud pour contrebalancer les effets négatifs du Plan Nord.

Le trafic aérien a doublé entre la rive sud du fleuve Saint-Laurent et la Côte-Nord depuis 4 ans. Le fly in, fly out, un système adopté par de nombreuses minières, permet aux travailleurs gaspésiens et bas-laurentiens de travailler plusieurs jours consécutifs, puis de rentrer chez eux pour une plus longue période.

« Il faut s'exiler pour avoir de bons salaires, c'est sûr aussi qu'avec le Plan Nord ça aide un peu beaucoup là », explique Nancy Vallée, de la Gaspésie. Son emploi à Fermont lui permet de toucher un salaire deux fois plus élevé que celui qu'elle obtenait sur la rive sud du fleuve Saint-Laurent.

Pénurie de main-d'oeuvre à l'horizon

L'exil des travailleurs a toutefois un prix. Faute de main d'oeuvre, Jean-Paul Robichaud, un entrepreneur forestier d'Amqui, n'arrive même pas à dénicher deux ou trois personnes pour réaliser un contrat de débroussaillage en forêt. « Ils sont partis, puis si je n'avais pas une entreprise j'aurais peut-être bien fait pareil! C'est attirant le Plan Nord, c'est attirant pour bien du monde. On n'est pas des fous, on est capable de se déplacer sur la terre. Puis nos bons travailleurs, puis parfois nos meilleurs s'en vont là », déplore Jean-Paul Robichaud.

L'exil des plus qualifiés peut même devenir un obstacle à la relance de l'industrie forestière selon le maire de Causapscal, Mario Côté. Il estime qu'« il y aurait dû avoir un plan sud aussi ».

La préfète de la Matapédia, Chantale Lavoie, abonde dans le même sens: « Nos gouvernements doivent s'assurer qu'il y ait une égalité et une équité ».

Une grande partie des gros salaires gagnés dans le nord seront toutefois dépensés au sud du 49e parallèle.

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