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Les infirmières au centre du virage proposé en santé par le PQ

Pauline Marois (centre) en compagnie de Régine Laurent de la FIQ (droite) et du candidat péquiste Réjean Hébert (gauche) lors d'une conférence de presse le 21 août 2012
Pauline Marois (centre) en compagnie de Régine Laurent de la FIQ (droite) et du candidat péquiste Réjean Hébert (gauche)

Les infirmières seront au coeur du virage en santé proposé par le Parti québécois (PQ), a annoncé mardi la chef de la formation, Pauline Marois, lors d'un point de presse conjoint avec Régine Laurent, présidente de la Fédération interpersonnelle de la santé du Québec (FIQ).

À la suite d'une rencontre avec Mme Laurent, la chef du Parti québécois a tenu à répéter ses priorités en matière de santé, soit le maintien à domicile pour les personnes âgées, l'augmentation du nombre de groupes de médecine familiale (GMF) et le retour vers un système de santé universel.

Un des changements que mettrait en place un gouvernement péquiste nouvellement formé serait d'abolir les agences privées qui embauchent des infirmières, une pratique qui a des « effets pervers », selon Mme Laurent.

« Les infirmières elles-mêmes seraient gagnantes, les patients seraient gagnants, et en plus ça nous coûterait moins cher. »

Pauline Marois, chef du Parti québécois

Le PQ ferait aussi en sorte que les infirmières praticiennes spécialisées aient la latitude pour prescrire des médicaments pour le traitement à domicile des plaies.

Par ailleurs, les infirmières d'expérience pourraient avoir un « rôle bonifié » au sein des GMF. Elles auraient l'autorité de demander des radiographies et des tests de laboratoire, libérant ainsi les médecins de certains suivis. « L'idée, c'est de permettre à tout le monde d'utiliser pleinement ses compétences, » a relevé Mme Marois.

Par ces engagements, elle répond à certaines demandes de Mme Laurent, qui a envoyé une lettre à tous les chefs de partis provinciaux dès le jour du déclenchement des élections afin de leur faire part des préoccupations de la FIQ. Seuls le PQ et Québec solidaire ont répondu à l'appel de Mme Laurent.

La FIQ souhaiterait aussi voir un retour du caring au sein de la profession des soignants, une notion que Mme Laurent définit comme le fait de prendre « le temps d'avoir une interaction globale avec les patients ». Selon Pauline Marois, cette notion « témoigne de ce que nous voudrions pouvoir faire dans nos institutions ».

« On a choisi ces professions-là parce qu'on veut être avec les gens dans leur globalité et non pas seulement voir un bras ou une jambe. »

Régine Laurent, présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec

Mme Marois a précisé que ces mesures s'inscrivent déjà dans le cadre de la loi 90, mais que la loi actuelle n'est tout simplement pas appliquée. Ces mesures nécessiteraient cependant d'injecter 215 millions de dollars de plus que ce qui est déjà prévu dans le budget gouvernemental.

Régine Laurent doit rencontrer Amir Khadir de Québec solidaire à la fin de la semaine.

La FIQ représente près de 60 000 membres, soit la grande majorité des professionnelles et professionnels en soins infirmiers et cardiorespiratoires oeuvrant dans les établissements publics québécois.

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