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Des employés de cinq hôtels de Québec se dotent d'un mandat de grève

Des employés de cinq hôtels de Québec ont voté massivement en faveur d'une grève de 48 h.

Des employés de cinq hôtels de Québec ont voté massivement en faveur d'une grève de 48 h.

Radio-Canada

Le milieu hôtelier de Québec pourrait être touché par une grève de plusieurs de ses employés dans les prochaines semaines. Réunis mardi à l'hôtel Hilton, des employés de cinq établissements (Hilton, Pur, Delta Québec, Manoir du Lac Delage et Clarion) ont voté pour la grève dans une proportion de 89 % à 100 %, selon les établissements.

Une première partie des quelque 1000 travailleurs ont voté mardi après-midi. Les autres se sont réunis en soirée pour se prononcer sur une grève qui pourrait durer 48 h. Le débrayage sera déclenché au moment jugé opportun par les syndiqués.

Les gens font confiance à leur comité de négociations et le message est clair : on ne veut pas de recul, on ne veut pas le statu quo. On veut progresser dans nos conditions de travail et les hôteliers devront s'asseoir aux tables de négociations.

Michel Valiquette, porte-parole de la Confédération des syndicats nationaux (CSN)

Les conventions collectives sont échues depuis la fin juillet et les négociations piétinent depuis mai dernier.

Les employés demandent, entre autres, que les cadres cessent de faire le travail des syndiqués. Ils exigent aussi la fin d'une pratique de plus en plus populaire : les hôtels offrent aux clients de faire faire le ménage de leur chambre moins souvent en échange d'un bon de réduction. Les syndiqués réclament une augmentation de salaire de l'ordre de 3 % par année pendant quatre ans, et souhaitent une plus grande contribution des patrons aux régimes de retraite.

Selon Michel Valiquette, les demandes des employeurs font en sorte que les conditions de travail se détériorent dans les hôtels.

« On demande d'augmenter le nombre d'heures à effectuer aux employés pour obtenir un statut de régulier à temps plein. D'un autre côté, à certains endroits, on demande une diminution de la garantie d'heures, donc ce sont des genres de demandes qui font reculer de plus de 25 ans en arrière les conditions de travail des travailleurs de l'hôtellerie », affirme le porte-parole de la CSN.

Les patrons rétorquent que les conditions salariales et les avantages sociaux sont très compétitifs dans la région de Québec et que l'achalandage a baissé de 1 % en juillet par rapport à l'an dernier.

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