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Le PLQ annonce des mesures destinées au secteur manufacturier

Campagne de Jean Charest
François Messier

À quelques heures du débat télévisé qui l'opposera à la chef péquiste Pauline Marois, lundi soir, à TVA, Jean Charest s'est de nouveau dépeint en champion de l'économie et de la création d'emplois au Québec.

Lors d'un point de presse tenu dans une entreprise de La Prairie, le chef du Parti libéral a promis des investissements supplémentaires de 375 millions de dollars sur cinq ans dans une série de mesures destinées à mieux soutenir les entreprises du secteur manufacturier s'il est reporté au pouvoir.

L'argent, a-t-il précisé, visera à soutenir l'innovation, la commercialisation et l'exportation.

Le PLQ entend notamment investir 50 millions de dollars par année dans un programme d'aide flexible visant à aider des entreprises du secteur manufacturier à atteindre un chiffre d'affaires de 200 millions de dollars, a encore annoncé Jean Charest.

« Nous voulons développer davantage de champions manufacturiers. »

Jean Charest

Pour atteindre cet objectif, un éventuel gouvernement libéral créerait des « équipes spécialisées » qui aideront les entreprises à développer cette « perspective de développement », a indiqué le chef libéral.

Les firmes qui ont un chiffre d'affaires de 200 millions de dollars, a précisé le chef libéral, les entreprises sont généralement mieux enracinées dans les marchés étrangers, font davantage de recherche et de développement et engendrent plus de retombées économiques.

Jean Charest a aussi annoncé son intention d'investir 25 millions de dollars par année dans un fonds visant à aider les entreprises manufacturières qui commercialisent des produits écoresponsables ou des technologies vertes.

Ces deux engagements représentent des engagements de 375 millions de dollars. Un nouveau gouvernement libéral maintiendrait en outre des investissements de 200 millions de dollars par l'entremise du programme Essor, de 125 millions en formation de la main-d'oeuvre et de 50 millions en capital de risque.

Le chef libéral s'est aussi engagé à créer un fonds de 2 milliards de dollars sur 10 ans pour favoriser la commercialisation sur les marchés internationaux de nouveaux produits et de nouveaux procédés développés par des entreprises du secteur, en partenariat avec des « centres de recherches publics, privés et universitaires ».

La création de ce fonds, qui serait financé à parts égales par le gouvernement et le secteur privé, s'inscrirait dans une troisième phase de la stratégie québécoise de recherche en innovation, dans lequel le gouvernement a déjà investi 2,3 milliards de dollars.

Le chef libéral s'est également engagé à convoquer un « forum de maillage » réunissant des entreprises manufacturières et de futurs employés du secteur.

M. Charest a aussi annoncé que le Québec veut faire passer de 6 % à 18 % la proportion de ses exportations destinées aux marchés émergents, dont ceux du BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine). Des missions commerciales viendront soutenir ces efforts, a dit le chef libéral.

« Si nous voulons connaître une croissance, nous devons nécessairement aller vers de nouveaux marchés. »

Jean Charest

Le secteur manufacturier a pour sa part connu une « période difficile » lors des dernières années, a concédé le chef libéral, mais il représente tout de même un emploi sur huit et 16 % du produit intérieur brut du Québec.

Qui plus est, a-t-il ajouté, la productivité des entreprises du secteur a crû de 2 % depuis 2003, alors que cette croissance ne s'est établie qu'à 0,3 % en Ontario et à 1,2 % pour l'ensemble du Canada. « Cela témoigne que nous faisons des progrès assez remarquables dans le secteur manufacturier », a-t-il argué.

Comme il l'a fait dimanche soir lors du débat des chefs diffusé à Radio-Canada, Jean Charest s'est appliqué à faire valoir que, depuis la crise financière et économique de 2008, le Québec a connu une meilleure performance économique que ses voisins, voire l'une des meilleures en Occident.

Il a fait valoir que les engagements annoncés lundi matin s'inscrivent dans le « changement » que propose d'incarner le Parti libéral, malgré ses neuf ans au pouvoir. Le changement proposé par Pauline Marois passe par un référendum, a-t-il répété, tandis que celui défendu par François Legault passe par des « solutions simplistes ».

Pour me joindre :
francois.messier-nm@radio-canada.ca

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