•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Stephen Harper dans le Grand Nord : un voyage à saveur économique et patriotique

Un contenu vidéo est disponible pour cet article
Le premier ministre Stephen Harper dans le Grand Nord

Le premier ministre Stephen Harper dans le Grand Nord

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le premier ministre Stephen Harper a entamé un voyage de cinq jours dans le Nord canadien, où il s'efforce de promouvoir la souveraineté canadienne. Le voyage débutera avec un rassemblement près de Whitehorse, au Yukon, et prendra fin vendredi à Churchill, au Manitoba.

Au Yukon, il participera à un événement partisan avant de visiter une mine, soulignant ainsi les développements économiques qui, grâce aux ressources naturelles, sont de plus en plus importants dans les territoires canadiens.

Une annonce à caractère environnemental sur l'établissement d'une nouvelle aire protégée ou d'un nouveau parc national est aussi attendue au cours du séjour.

Les voyages de Stephen Harper dans le Grand Nord sont par ailleurs un exercice de patriotisme, donnant lieu au déploiement quasi chorégraphique de navires et avions militaires. Cette année, ces démonstrations auront lieu à la fin du voyage, vendredi.

Rituel

Il s'agit du septième séjour de M. Harper dans le Grand Nord depuis qu'il est premier ministre. Sa visite de l'an dernier est plutôt passée inaperçue car elle a coincidé avec la mort de Jack Layton, le 22 août.

Lors de ces visites, le premier ministre semble se transformer en véritable roi Midas. Les projets dont il apprend l'existence et les gens qu'il rencontre reçoivent des fonds et des encouragements, quoique cela se fasse plus rarement hors du cadre réglementé d'une séance photo. En retour, son gouvernement bénéficie de journées entières de couverture médiatique positive, appuyée par certains des paysages les plus spectaculaires du pays.

Malgré tout, plusieurs projets annoncés pour la région au cours des dernières années prennent du retard et le endroits où M. Harper s'arrête ne sont pas nécessairement épargnés par l'incertitude.

L'an dernier, le premier ministre a visité le Parc national de Kluane, où est situé le mont Logan, la plus haute montagne du pays. Sur place, il a annoncé un nouveau centre pour les visiteurs. Depuis, une station de recherche située tout juste à l'extérieur du parc a pourtant perdu son financement fédéral, alors que le plus récent budget fédéral prévoit également des réductions budgétaires pour le parc. En plus de la fermeture des installations de Kluane, la station de recherche la plus au nord du pays a également dû fermer ses portes.

Le Laboratoire de recherche atmosphérique en environnement polaire (PEARL) était utilisé par des chercheurs de partout dans le monde, mais n'a pas réussi à amasser assez d'argent auprès du gouvernement fédéral et d'autres sources pour poursuivre ses opérations.

Les projets visant à améliorer la capacité de frappe de l'armée canadienne ont quant à eux pris du retard.

Stephen Harper dans le Grand NordAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Stephen Harper dans le Grand Nord

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

S'il admet qu'il y a eu certains reculs, Andrew MacDougal, porte-parole du premier ministre, soutient que « l'un des buts de cet exercice annuel est de présenter les progrès et d'offrir des mises à jour sur l'avancement de certains travaux », a-t-il dit.

L'Arctique est une région dont l'importance est vitale pour le pays, et qui acquiert une valeur de plus en plus grande sur la scène internationale.

Andrew MacDougall, porte-parole du premier ministre Stephen Harper

L'an prochain, le Canada assumera la présidence du Conseil de l'Arctique, un groupe international d'États ayant une présence en Arctique. Le Conseil réunit le Danemark, la Finlande, l'Islande, la Norvège, la Russie, la Suède et les États-Unis.

Parmi les principaux dossiers en cours au sein du Conseil, on retrouve la question de la participation d'autres pays, comme la Chine, qui pourraient éventuellement avoir leur mot à dire dans les affaires de la région.

Avec les informations de La Presse canadienne

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !