•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

La Caisse de dépôt affiche un rendement positif

Le logo de la Caisse de dépôt et placement du Québec.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Caisse de dépôt et placement du Québec rapporte un rendement de 3,5 % au premier semestre. Son actif net a atteint 165,7 milliards de dollars au 30 juin 2012, en hausse de 6,8 milliards de dollars par rapport à son niveau de 159 milliards de dollars au 31 décembre 2011.

Sur les six premiers de l'année, les résultats de placement nets s'élèvent à 5,4 milliards, auxquels s'ajoute une contribution nette des déposants de 1,4 milliard de dollars.

Pour Michael Sabia, l'« approche prudente » de la Caisse a été payante et conforme à son mandat. « Nous avons suivi notre plan de match qui consiste à saisir les occasions qui se présentent en adoptant une gestion des risques rigoriste ». Au final, le président estime que la Caisse est « bien en lignée » avec les objectifs des déposants.

Le rendement de 3,5 %, inférieur de 0,2 point au portefeuille de référence de la Caisse, n'inquiète pas Michael Sabia : « Nous sommes très à l'aise, très, très, très à l'aise avec ça, parce que l'écart est minime ». Selon lui, cette différence s'explique simplement par des décalages temporels, des questions techniques, et quelques questions de pondération dans les indices.

Au cours de l'exercice 2011, la Caisse avait réalisé un rendement annuel de 4 %

En moyenne, le rendement de la Caisse sur ces trois dernières années s'établit à 10,5 %. À ce chapitre, toutes les grandes catégories d'actifs se sont appréciées, surpassant leurs indices de référence durant cette période. Les résultats de placement nets atteignent ainsi 41,1 milliards de dollars. Des chiffres qui placent la Caisse dans le premier quartile des caisses de retraite au Canada.

Michael Sabia n'a pas caché sa satisfaction d'avoir atteint de tels résultats dans un contexte économique et financier qu'il qualifie de « volatil et imprévisible ». À court et moyen terme, les prévisionnistes de la Caisse anticipent d'ailleurs une croissance mondiale faible, mais excluent pour le moment tout risque de récession.

Trois régions sont à surveiller de près, selon le chef de la direction de la Caisse : l'Europe, engluée dans la crise de la dette, la Chine, dont l'activité a tendance à faiblir, et les États-Unis, qui doivent apurer leur passif budgétaire. Dans les trois cas, il s'agit de « risques politiques, et non économiques, qu'il est difficile de prédire », souligne le dirigeant.

« Nous continuons de garder le cap sur nos objectifs à long terme. Nous sommes engagés dans un marathon, et non un sprint. »

— Une citation de  Michael Sabia

Du côté de l'Union européenne, Michael Sabia affirme qu'il n'y a « rien eu de neuf ces huit derniers mois. Les leaders politiques sont trop hésitants et trop prudents ». Il leur conseille d'aller de l'avant, en stimulant la croissance, même si cela pourrait générer de l'inflation. Il estime également que la Banque centrale européenne devrait intervenir pour diminuer les niveaux de risque monétaire et soutenir les investissements.

En Chine, la question ne serait pas tant de savoir si les autorités vont intervenir, « mais plutôt quand et avec quelle force elles vont intervenir », considère le président de la Caisse. « Si elles agissent trop peu et trop tard, on peut craindre un ralentissement mondial », signale-t-il.

Enfin, aux États-Unis, le renforcement de l'économie pourrait être pénalisé par les atermoiements d'ici l'élection du 4 novembre. Si les solutions proposées pour réduire le déficit fédéral sont « trop partisanes, les États-Unis risquent de replonger dans la récession », prévient Michael Sabia.

Au regard de ces incertitudes, la Caisse va renforcer sa stratégie de proximité en continuant de miser sur le Québec et ses « avantages comparatifs ». Au premier semestre 2012, 1,6 des 3 milliards de dollars d'investissements de la Caisse ont ainsi été injectés dans des placements québécois.

Ces trois dernières années, la Caisse a investi quelque 7 milliards de dollars dans la province.

Pas de commentaires

Questionné sur les promesses des partis politiques concernant le rôle dévolu à la Caisse de dépôt et placement, notamment celles de la Coalition avenir Québec et du Parti québécois, Michael Sabia n'a voulu faire aucun commentaire, alors que la campagne électorale bat son plein.

Il n'a pas voulu non plus s'exprimer sur le positionnement de la Caisse vis-à-vis de l'offre de rachat de Lowe's sur Rona. La Caisse avait indiqué fin juillet qu'elle avait augmenté sa participation dans le quincaillier de Boucherville. Depuis, elle garde le silence, la question étant devenue politique du fait des prises de position des différents chefs. Michael Sabia a simplement admis que Rona est un « bon placement ».

En marge de la présentation de ses résultats semestriels, la Caisse a indiqué, par voie de communiqué, qu'elle avait réduit sa participation dans BAA, qui exploite notamment l'aéroport Heathrow de Londres au Royaume-Uni. Celle-ci passe de 21,18 % à 15,55 %.

Les actifs de la Caisse ont été revendus à Qatar Holding LLC pour un montant de 393,6 millions de dollars. Le fonds qatari voulant acquérir 20 % des parts de BAA pour un montant de 1,4 milliard de dollars.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !