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Pas de péage ni de hausse de la taxe sur l'essence pour Montréal, dit Legault

Des gens à l'extérieur du métro

Des gens à l'extérieur de la station Berri-UQAM

François Messier

Un gouvernement dirigé par la Coalition avenir Québec n'acceptera pas d'instaurer un péage ou d'augmenter la taxe d'accise sur l'essence pour financer les projets d'expansion du réseau de transport collectif de Montréal, a confirmé François Legault mardi après-midi.

Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, a souhaité lundi que le prochain gouvernement lui permette d'instaurer un péage régional ou d'augmenter la taxe d'accise sur l'essence ou les frais d'immatriculation afin de financer le développement du réseau de trains de banlieue et le prolongement du métro de Montréal.

« On ne peut pas accepter les propositions de Gérald Tremblay, qui nous demande d'augmenter des taxes et des tarifs un petit peu partout », a déclaré le chef de la Coalition avenir Québec, lors d'une conférence de presse tenue à Lévis mardi matin.

M. Legault a tenu ces propos après qu'un journaliste lui eut demandé si un gouvernement de la CAQ pourrait intervenir de manière à faire baisser le prix de l'essence, par exemple en diminuant les taxes provinciales que les automobilistes acquittent en faisant le plein.

« On ne peut pas penser qu'un gouvernement va contrôler le prix de l'essence », a répondu M. Legault, en expliquant que le prix du pétrole ne pourrait qu'augmenter à long terme, étant donné le principe de l'offre, qui est en baisse, et de la demande, qui est en hausse.

Il a ensuite rejeté l'idée de réduire la taxe provinciale sur l'essence.

« Soyons réalistes, le gouvernement n'est pas dans le trèfle jusqu'aux genoux, donc, de penser réduire des taxes, là... On le fait pour les impôts des familles de la classe moyenne, mais on ne peut commencer non plus à priver le gouvernement d'autres revenus », a-t-il lancé, avant d'enchaîner sur les propositions du maire.

En après-midi, un journaliste a demandé à M. Legault de préciser si cela voulait bel et bien dire qu'il s'oppose à l'instauration d'un péage et à une augmentation de la taxe d'accise sur l'essence. « Absolument. Les Québécois sont trop taxés actuellement », a répondu le chef de la CAQ.

Contrairement au maire Tremblay, qui vantait lundi « l'effervescence » que vit Montréal, François Legault a soutenu mardi que Montréal est « en perte de vitesse » à l'heure actuelle. Une situation qu'il impute à Jean Charest.

« Montréal n'a pas les investissements privés qu'elle devrait avoir. Donc il faut relancer Montréal. Pour ça, ça va prendre du leadership du premier ministre du Québec. Parce qu'il faut faire fonctionner Montréal, il faut faire fonctionner le grand Montréal, c'est-à-dire, la Communauté métropolitaine de Montréal. Actuellement, ça ne fonctionne pas bien », a-t-il argué.

En matinée, M. Legault avait réitéré qu'un gouvernement formé par la CAQ accorderait la priorité au réseau de trains de banlieue de la métropole québécoise, au détriment du prolongement du métro. Le maire Tremblay estime que les deux projets peuvent se réaliser parallèlement, pourvu que Québec lui donne les moyens de les financer.

« Actuellement, bien honnêtement, on ne peut pas continuer d'augmenter la dette du Québec comme on l'a fait au cours des dernières années. On doit choisir », a fait valoir le chef de la CAQ. « Et on va utiliser comme critère là où il y a le plus de personnes qui sont concernées. »

« Actuellement, les études que j'ai vues montrent que les trains de banlieue sont vraiment prioritaires. Il y a beaucoup de personnes qui sont concernées et qui sont en attente de transport en commun, plus que dans le prolongement du métro », a affirmé François Legault.

« C'est une question de choisir les priorités. On ne dit pas que le métro, ce n'est pas quelque chose qu'éventuellement on va faire. Mais dans l'ordre des priorités, le train va être la priorité », a-t-il conclu.

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