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Le PIB de la France stagne et celui de l'Europe recule

Des champs à Cassel, dans le nord de la France
Des champs à Cassel, dans le nord de la France (archives) Photo: AFP / Philippe Huguen
Radio-Canada

Malgré une croissance un peu meilleure que prévu en Allemagne, l'économie de la zone euro a reculé au deuxième trimestre de 0,2 %. La France continue à afficher une croissance nulle pour un troisième trimestre de suite.

L'Allemagne affiche une croissance de 0,3 % de son PIB d'avril à juin alors que les économistes tablaient sur une progression de 0,2 %. Même si cette performance de l'économie allemande est légèrement plus élevée que les prévisions, elle reste inférieure à celle observée au premier trimestre, 0,5 %, ce qui confirme un ralentissement de la croissance.

« La croissance a été assez solide. Mais ce pourrait être la dernière bonne nouvelle pour l'économie allemande avant un certain temps », avance l'économiste Jörg Kraemer de la Commerzbank. Il précise que certains indicateurs, comme le recul des commandes de l'industrie, laissent entrevoir une contraction prochaine de l'économie de l'Allemagne.

La France « n'est pas en récession », a indiqué le ministre français de l'Économie, Pierre Moscovici, mardi matin sur les ondes d'Europe-1. Le PIB pour le quatrième trimestre de 2011 a été révisé à la baisse, de 0,1 % à 0 %, ce qui fait que l'économie française est paralysée depuis trois trimestres. La « production marque le pas » et « la consommation des ménages est atone », d'après l'Institut national de la statistique et des études économiques.

D'importantes disparités

« C'est l'histoire de deux régions », explique l'économiste Martin van Vliet de la banque néerlandaise ING. « Les économies du nord échappent toujours à la récession tandis que les pays du sud s'y enfoncent », ajoute-t-il. M. van Vliet donne l'exemple de l'Espagne (-0,4 % au deuxième trimestre), de l'Italie (-0,7 %) et du Portugal (-1,2 %).

En Grèce, la situation est encore plus préoccupante. Le PIB s'est contracté de 6,2 % d'avril à juin. Il s'agit tout de même d'une certaine amélioration par rapport au recul de 6,5 % de l'économie grecque au premier trimestre.

Avec les informations de Agence France-Presse, Associated Press, et Reuters

Économie