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Garderies : l'état des lieux, au-delà des promesses

Des enfants à la garderie

Épreuve des faits sur les garderies

Photo : iStockphoto

Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Lundi matin, Pauline Marois a promis de garantir une place en garderie pour tous les enfants qui en ont besoin d'ici la fin du premier mandat d'un éventuel gouvernement péquiste. La chef du Parti québécois compte ainsi terminer le travail qu'elle avait amorcé en 1997 en créant le réseau des centres de la petite enfance (CPE). Quinze ans plus tard, quel bilan pouvons-nous dresser de la situation des services de garde au Québec?

En mars 2011, Jean Charest annonçait la création de 15 000 nouvelles places à contribution réduite (7 $) en centre de la petite enfance et en garderie, en plus des 18 000 déjà promises. Un gouvernement péquiste ajouterait 15 000 places supplémentaires à l'objectif des libéraux, qui se chiffre à 33 000 places.

Des 15 000 places annoncées en mars 2011, les premières n'ont été créées qu'en juillet 2012, l'opération devant être achevée d'ici 2015-2016. Quant aux 18 000 places précédemment promises, 23 % (soit 4100) n'ont toujours pas été créées, selon le rapport de novembre 2011 du vérificateur général du Québec, Renaud Lachance.

Dans son budget 2011-2012, le gouvernement libéral évaluait à 558 millions de dollars son investissement à terme pour la création de places en garderies.

L'Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE) estime qu'il manque au total 45 000 places dans le réseau pour combler les besoins des familles québécoises.

Le tableau ci-dessous montre qu'au cours des cinq dernières années, sous le gouvernement libéral, c'est surtout le nombre de places en garderies non subventionnées qui a augmenté, soit plus de 20 000 depuis mars 2009 pour moins de 12 000 places à contribution réduite (7 $).

Un projet victime de son succès

En janvier 1997, Pauline Marois, alors ministre de l'Éducation, dévoilait la nouvelle politique familiale du Québec. Le gouvernement péquiste implantait un coût fixe de 5 $ par jour en garderie pour tous les enfants de 4 ans et prévoyait d'étendre ce tarif à tous les jeunes d'âge préscolaire avant l'an 2000. L'objectif était de parvenir à offrir 200 000 places en 2006.

Les garderies à 5 $ ont rapidement été victimes de leur succès, ne suffisant pas à répondre à la demande croissante : en 2003, la liste d'attente de l'ensemble des CPE du Québec était évaluée à quelque 85 000 noms. De 289 millions de dollars en 1997, le budget des services de garde passe à 1,3 milliard en 2003.

Le 1er janvier 2004, la contribution exigée des parents passait de 5 $ à 7 $, mais la demande pour ces services de garde ne faiblissait pas.

Même s'il demeure difficile à ce jour de calculer le nombre exact d'enfants sur une liste d'attente pour une place à 7 $ - notamment parce que certains enfants se retrouvent sur plusieurs listes alors que d'autres ne sont pas encore nés ou sont déjà dans un autre type de service de garde - une enquête de l'Institut de la statistique du Québec estimait qu'environ 30 % des familles avait au moins un enfant inscrit sur une liste d'attente pour un service de garde à contribution réduite, en 2000 et en 2003. Une période où le Québec connaissait pourtant une chute dans son taux de natalité.

Les places promises par les différents partis parviendront-elles à combler les besoins des parents québécois?

Services de garde à contribution réduite au Québec :

  • près de 1000 centres de la petite enfance;
  • plus de 600 garderies subventionnées;
  • près de 15 000 personnes responsables d'un service de garde en milieu familial reconnues par un bureau coordonnateur.

Pour me joindre :
laila.maalouf@radio-canada.ca (Nouvelle fenêtre)

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