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Chute de 6,2 % du PIB de la Grèce

Les drapeaux de l'Union européenne et de la Grèce flottent près de l'Acropole, à Athènes.

Les drapeaux de l'Union européenne et de la Grèce flottent près de l'Acropole, à Athènes.

Photo : AFP / ANDREAS SOLARO

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'économie de la Grèce continue à reculer, mais à un rythme légèrement plus faible. Au deuxième trimestre, le PIB du pays s'est contracté de 6,2 % sur un an. De janvier à mars, la baisse avait été de 6,5 %.

Fin juillet, le premier ministre Samaras prévoyait que le recul du PIB pourrait être supérieur à 7 % cette année.

Surendettée, la Grèce en est à sa cinquième année de récession de suite et son taux de chômage continue à grimper, à 23,1 % en mai, surtout chez les jeunes.

« Ce n'est pas une surprise, on savait que l'économie grecque continuait à souffrir, mais on peut y voir un signe que le rythme du recul commence à se tasser », souligne l'économiste Chris Williamson de chez Markit. « Le premier semestre a été aussi mauvais que prévu, mais on peut espérer voir un début d'amélioration maintenant », mentionne-t-il.

Le mois prochain, le gouvernement du conservateur Antonis Samaras, qui a fait du retour à la croissance sa priorité, doit présenter à ses créanciers d'autres mesures d'économie de 11,5 milliards de dollars pour 2013 et 2014. Quelque 40 000 postes supplémentaires pourraient être éliminés dans la fonction publique.

La reprise de la demande intérieure en Grèce est justement entravée par ces nombreuses mesures d'austérité, comme les réductions de salaires et de prestations de retraite des fonctionnaires ainsi qu'un fardeau fiscal plus élevé.

Le gouvernement grec a pris du retard en regard de ses objectifs de réduction d'effectifs dans le secteur public, de réduction des prestations de retraite ou des revenus découlant des privatisations.

Les inspecteurs de la « troika », ensemble d'organisations chargées de vérifier si la Grèce respecte ses engagements, doivent par ailleurs donner en septembre leur avis sur l'aboutissement d'une nouvelle tranche du plan de sauvetage de 130 milliards d'euros (159 milliards de dollars) déjà accordés à Athènes.

Costas Mitropoulos, le responsable du programme de privatisations en Grèce, a par ailleurs annoncé sa démission, fin juillet, et a dénoncé les blocages provoqués selon lui par le gouvernement de coalition.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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