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Tuerie d'Aurora : la défense de James Holmes évoque sa « maladie mentale »

James Holmes.

James Holmes.

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'avocat de James Holmes, l'auteur présumé de la fusillade ayant fait 12 morts et 58 blessés le 20 juillet dans un cinéma d'Aurora, au Colorado, a fait référence à la « maladie mentale » de son client jeudi devant un tribunal fédéral.

Le bureau du procureur et Me Daniel King ont débattu de l'opportunité de rendre public l'accès aux documents portant sur l'enquête, le premier souhaitant le maintien de leur confidentialité, décidée par le juge William Sylvester lors d'une précédente audience, le second demandant leur divulgation.

« Nous ne pouvons pas commencer à évaluer la maladie mentale de M. Holmes tant que nous n'avons pas toutes ces informations », a déclaré M. King, avant d'utiliser l'expression « maladie mentale » à deux autres reprises au cours de l'audience.

« Il a essayé de chercher de l'aide face à sa maladie mentale », a-t-il souligné, sans toutefois en préciser la nature, mais laissant penser qu'il pourrait plaider la folie pour son client.

James Eagan Holmes suivait une thérapie avec la psychiatre Lynne Fenton, une spécialiste en schizophrénie. Selon le Denver Post, l'ancien étudiant en neuroscience lui aurait envoyé un carnet détaillant ses projets avant de passer à l'acte.

James Holmes a été arrêté le 20 juillet après avoir ouvert le feu avec une arme semi-automatique dans une salle bondée du cinéma Century 16 d'Aurora, en banlieue de Denver, lors d'une représentation spéciale du dernier volet de la série Batman, The Dark Knight Rises.

Le jeune homme de 24 ans fait face à 142 chefs d'accusation, dont 24 de meurtre et 116 de tentative de meurtre. Il est accusé de meurtre prémédité et de meurtre commis avec la plus extrême indifférence pour chacune de ses 12 victimes. Il devra également répondre d'une accusation de possession d'engins explosifs et d'une autre de circonstances aggravantes pour violence.

Lors de sa première comparution, James Holmes n'a pas dit un mot et s'est présenté à la deuxième audience avec le même air hagard. Pour cette troisième apparition devant la justice, Holmes n'avait pas l'air absent, mais a semblé se désintéresser des débats. Menotté, il a regardé droit devant lui sans parler à ses avocats, arborant la même chevelure orange vif et ne faisant aucune déclaration.

Pour ce qui est de l'accès aux documents de l'enquête, une vingtaine d'organisations de presse, dont le New York Times, l'agence de presse Associated Press et la chaîne de télévision CBS News, ont déposé une requête soulignant que leur non-divulgation était néfaste à la transparence de la justice. « J'ai du mal à comprendre ce qui se passe dans cette procédure judiciaire », a avoué l'avocat représentant les médias, Steven Zansberg.

Le juge Sylvester n'a pas précisé la date à laquelle il comptait rendre sa décision, mais une nouvelle audience a été fixée au 16 août.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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