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Libye : passation historique du pouvoir à l'assemblée élue

Le président du CNT libyen Moustapha Abdeljalil (à gauche) transfère le pouvoir au membre le plus âgé du CGN, Mohammed Ali Salim (à droite), le 8 août 2012.

Le président du CNT libyen Moustapha Abdeljalil (à gauche) transfère le pouvoir au membre le plus âgé du CGN, Mohammed Ali Salim (à droite), le 8 août 2012.

Photo : AFP / MAHMUD TURKIA

Radio-Canada

Le Conseil national de transition (CNT) en Libye a remis mercredi soir les pouvoirs à l'Assemblée nationale issue des élections législatives, marquant la première transition pacifique au pays après 42 ans sous le régime de Mouammar Kadhafi.

« Je remets nos prérogatives constitutionnelles au Congrès général national (CNG) qui est désormais le représentant légitime du peuple libyen », a déclaré le président du CNT, Moustapha Abdeljalil, en remettant symboliquement le pouvoir au membre le plus âgé du CGN, Mohammed Ali Salim.

Lors de son discours, M. Abdeljalil a salué ce qui représente un « moment historique » pour les Libyens, tout en reconnaissant des « erreurs » durant une période de transition « exceptionnelle » et un « retard dans le traitement de certains dossiers », notamment ceux de la sécurité et du désarmement.

« Nous n'avons pas pu garantir la sécurité comme nous le souhaitions et comme le désirait le peuple libyen », a-t-il précisé, en ajoutant qu'il prenait sa retraite et qu'il quittait ses fonctions au CNT.

« Maintenant le CNT n'existe plus. Il est dissous », a déclaré un membre du Conseil, Othman Ben Sassi, peu après que les 200 membres de l'Assemblée nationale eurent prêté serment devant le président de la Cour suprême libyenne.

Élue il y a un mois lors du premier scrutin libre en Libye, l'Assemblée assumera désormais les responsabilités du CNT, qui gérait le pouvoir depuis la chute de Tripoli, en août 2011. Les 200 élus auront pour mandat de nommer un nouveau premier ministre et de désigner le prochain gouvernement, ce qui ouvrira la voie à de nouvelles élections sur la base d'une nouvelle constitution.

L'Alliance des forces nationales (AFN) de Mahmoud Jibril, qui dirigeait le CNT durant la guerre civile libyenne, a remporté 39 des 80 sièges réservés aux partis politiques lors des élections législatives du 7 juillet. Le Parti de la justice et de la reconstruction (PJR), issu des Frères musulmans, en a remporté 17.

Dans la nouvelle assemblée, l'AFN et le PJR devront nouer des alliances avec les indépendants, à qui étaient réservés 120 sièges, et dont les convictions et les allégeances restent encore floues.

Avec les informations de Agence France-Presse, Associated Press, et Reuters

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