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Fusillade au Wisconsin : le tireur avait un passé militaire

Une agente de police donne des directives aux gens près du temple sikh d'Oak Creek, le 5 août 2012

Une agente de police donne des directives aux gens près du temple sikh d'Oak Creek, le 5 août 2012

Photo : AFP / SCOTT OLSON

Radio-Canada

Sept personnes ont trouvé la mort dans une fusillade survenue dimanche dans un temple sikh d'Oak Creek, dans le Wisconsin. Le tireur, qui a apparemment agi seul, fait partie des victimes. Il s'agirait d'un homme au passé militaire (Nouvelle fenêtre).

Quatre personnes ont été tuées dans le temple et trois autres à l'extérieur, dont le tireur, qui a été abattu par un policier, a déclaré Bradley Wentlandt, chef de la police de Greenfield, dans le Wisconsin. Il a qualifié la tuerie d'« acte de terrorisme intérieur ».

La police a précisé que toutes les personnes avaient été évacuées de l'enceinte du temple, et qu'il n'y avait qu'un seul tireur, même si les enquêteurs poursuivent toujours leur enquête.

« La meilleure information disponible est qu'il n'y avait qu'un seul homme armé », a pour sa part déclaré le chef de la police d'Oak Creek, John Edwards, lors d'une conférence de presse.

Fusillade au Wisconsin

Photo : Images de la station WTMJ

Plus tôt dans la journée, le doute subsistait quant au nombre d'assaillants impliqués dans la fusillade. Des membres de la communauté sikhe d'Oak Creek avaient affirmé que plusieurs hommes armés étaient entrés en fin de matinée dans la cuisine du temple, situé en banlieue de Milwaukee, et avaient commencé à tirer. Selon le fils d'un des blessés, « c'était quelque chose d'extrêmement bien coordonné ».

D'autres témoins avaient déclaré que des personnes avaient été prises en otages à l'intérieur du temple. Ces informations rapportées par des médias locaux n'ont pas été corroborées par les autorités.

Trois hommes, dont un policier, ont également été gravement blessés. Ils ont été transportés à l'hôpital et se trouvent dans un état critique, a déclaré un porte-parole de l'hôpital Froedtert de Milwaukee.

L'agent de police qui a échangé des coups de feu avec le tireur a été touché à plusieurs reprises. Sa vie n'est pas en danger, a précisé Bradley Wentlandt, ajoutant que le policier blessé avait arrêté la fusillade « avant qu'elle ne devienne pire que ce qu'elle aurait pu être ».

Le président Barack Obama s'est dit « profondément attristé » par cette attaque meurtrière, un peu plus de deux semaines après la tuerie d'Aurora qui a fait 12 morts et une cinquantaine de blessés. « Nous sommes de tout coeur avec les familles et les amis de ceux qui ont été tués et blessés », a-t-il poursuivi, ajoutant que les sikhs « font partie de la famille américaine élargie ».

Au lendemain de la fusillade, le premier ministre indien, Manmohan Singh, s'est lui aussi dit « profondément choqué et attristé » par cette attaque.

« Le fait que cet acte de violence gratuite ait visé un lieu de culte religieux est particulièrement douloureux. Nous espérons que les autorités viendront en aide aux familles endeuillées et feront en sorte que de tels actes de violence ne se répètent plus à l'avenir », ajoutant que l'Inde témoignait de sa « solidarité auprès de tous les Américains souhaitant la paix ».

Fondé en 1997, le temple d'Oak Street regroupe une communauté d'environ 350 à 400 fidèles.

Des membres de la communauté sikhe d'Oak Creek, dans le Wisconsin, en attente d'informations sur la fusillade.

Des membres de la communauté sikh d'Oak Creek, dans le Wisconsin, en attente d'information sur la fusillade.

Photo : La Presse canadienne / Mike De Sisti

Un homme au passé militaire

Selon une source policière, l'auteur de la fusillade serait un homme blanc de 40 ans qui avait un homme passé militaire. Il aurait autrefois été affecté à la base de Fort Bragg, en Caroline du Nord.

Certains médias ont rapporté que le présumé tireur se nommait Wade Michael Page et qu'il portait un tatouage évoquant les événements du 11 septembre 2001. Selon certaines sources, il aurait été un adepte des théories sur la suprématie de la race blanche, mais les autorités n'ont pas confirmé ces informations.

Depuis le 11 septembre 2001, les communautés sikhes américaines font l'objet d'attaques racistes. Portant le barbe et le turban, ils sont souvent confondus avec les musulmans. Plus de 500 000 sikhs vivent aux États-Unis.

Avec les informations de Agence France-Presse, Associated Press, et CNN

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