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Jean Charest veut garder les 55 ans et plus au travail

Jean Charest, entouré des ministres Alain Paquet (délégué aux Finances et responsable de la région de Laval), Julie Boulet (Emploi et de la Solidarité sociale), Raymond Bachand (Finances et Revenu) et Marguerite Blais (responsable des Aînés)

Jean Charest, entouré des ministres Alain Paquet (délégué aux Finances et responsable de la région de Laval), Julie Boulet (Emploi et de la Solidarité sociale), Raymond Bachand (Finances et Revenu) et Marguerite Blais (responsable des Aînés)

Sophie-Hélène Lebeuf

Le chef libéral, Jean Charest, s'engage à mettre en place des conditions qui permettront aux travailleurs plus âgés de rester plus longtemps sur le marché du travail s'ils le veulent. Il a inscrit cette promesse dans son engagement de favoriser la création de 250 000 emplois d'ici 2017, annoncé la veille.

Au cours d'un point de presse donné à Laval, vendredi, M. Charest a évoqué le contexte de vieillissement de la population auquel le Québec fait face, présentant l'expérience des travailleurs plus âgés comme « une richesse qu'on ne peut pas acheter ».

Le chef libéral prévoit une enveloppe globale de 426 millions de dollars sur trois ans.

Il a d'une part promis de faire passer de 65 ans à 62 ans l'âge d'admissibilité au crédit d'impôt pour les travailleurs d'expérience, que son gouvernement avait instauré pour l'année d'imposition 2012.

Ce crédit d'impôt, qui pourrait aller jusqu'à 1500 $, pourrait inciter 100 000 personnes à retarder leur départ à la retraite, a-t-il estimé.

M. Charest propose d'autre part de réduire, dès 2013, la taxe sur la masse salariale des entreprises, une initiative déjà prévue dans le budget. Cette réduction d'impôt serait de 1000 $ par employé de 65 ans et plus par année. La mesure vise quelque 30 000 entreprises, a-t-il dit.

Un gouvernement libéral introduirait également des mesures de soutien salarial pour l'embauche de travailleurs de 55 ans et plus.

L'âge de la retraite au Québec est de 61 ans, alors qu'il est de 62,7 ans en Ontario et que la moyenne canadienne est de 62,3 ans, a-t-il rappelé. Le Québec est en outre la province où se trouvent le moins de travailleurs âgés de plus de 55 ans, a-t-il déploré, confiant que les mesures annoncées viennent remédier à la situation.

Jean Charest a aussi annoncé la tenue d'une conférence nationale sur l'organisation du travail pour les « travailleurs expérimentés » et les femmes. « Le travail n'est pas achevé pour la situation des femmes dans le marché du travail », a-t-il dit.

Création d'emplois : le PLQ persiste et signe

En point de presse, Jean Charest a dû justifier son objectif de réduire le chômage à 6 % d'ici cinq ans grâce à son plan de création de 250 000 emplois, annoncé la veille.

Des journalistes ont souligné que le Mouvement Desjardins et Emploi-Québec estiment tous deux que le taux de chômage descendra de 7,7 % à 6 %, malgré des prévisions de création d'emploi moins ambitieuses que celles des libéraux. Une étude du Mouvement Desjardins publiée en juin prévoyait déjà que l'objectif serait atteint en 2016, grâce à l'ajout projeté de 135 000 emplois. L'an dernier, un rapport d'Emploi-Québec estimait déjà que le cap serait atteint en 2017.

« Il n'y a pas de confusion sur les chiffres, s'est défendu le chef libéral. Quand les économistes font leurs prévisions, ils les font à partir d'un certain nombre de prémisses. Et si vous changez les prémisses, ça change la projection ». Et « l'annonce d'aujourd'hui change la donne », a-t-il plaidé, faisant valoir que ni Emploi-Québec ni le Mouvement Desjardins ne tenaient compte des dizaines de milliers de Québécois qui reporteraient leur retraite.

Si le nombre de travailleurs prenant leur retraite diminue, comme le prévoit le plan libéral, il faudrait donc faire « un effort supplémentaire dans nos politiques pour créer de nouveaux emplois » afin d'abaisser le taux de chômage, puisque la population active serait ainsi plus nombreuse, a en substance expliqué Jean Charest.

À Laval, de nouveaux visages

En après-midi vendredi, Jean Charest a présenté ses candidats dans la région de Laval, un secteur qui sera certainement très courtisé par les différents partis et qui promet plusieurs luttes intéressantes.

Le chef libéral a confirmé la candidature de l'ancien bâtonnier du Québec, Gilles Ouimet, dans la circonscription de Fabre, que quitte la ministre de l'Éducation et vice-première ministre, Michelle Courchesne.

À l'équipe lavalloise, déjà composée d'Alain Paquet (Laval-des-Rapides), Guy Ouellette (Chomedey) et Francine Charbonneau (Mille-Îles), s'ajoutent deux autres nouveaux venus qui ont confirmé leur candidature : Jean Rousselle (Vimont) et Geneviève April (Sainte-Rose).

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