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Harcèlement : les avocats des gouvernements et de la GRC s'opposent au recours collectif

GRC harcèlement recours collectif

Un des avocats qui représentes les plaignantes et l'une d'entre elles, Velerie MacLean après la première journée d'audience jeudi.

Photo : Dominique Panebianco

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Ottawa, Victoria et la GRC tenteront de bloquer un recours collectif pour harcèlement qu'intentent contre leur employeur près de 200 femmes qui ont travaillé ou travaillent toujours pour la Gendarmerie royale du Canada.

Les avocats de ces femmes ont déposé une demande d'autorisation de recours collectif et la Cour suprême de la Colombie-Britannique qui entendait jeudi les premiers exposés des deux parties.

Les accusations des plaignantes vont du sexisme dans l'attribution des promotions, à plusieurs histoires d'agressions sexuelles.

Les avocats de la défense, qui représentent à la fois la GRC, Ottawa et Victoria, ont présenté leur stratégie pour opposer le recours collectif, qui comprendra quatre requêtes contre la demande d'autorisation.

Les avocats soutiennent qu'il y a trop de plaignantes avec des accusations qui diffèrent trop et qui sont portées contre différentes personnes dans plusieurs régions du pays.

La défense présentera l'ensemble de ses arguments appuyant ces quatre requêtes en septembre prochain.

Les avocats des plaignantes auront alors l'occasion d'examiner ces arguments avant de présenter les leurs étayant la demande d'autorisation du recours collectif.

Le processus devrait prendre quelques mois et il est donc peu probable que la Cour décide si elle autorisera ou non le recours collectif avant le début de 2013.

Valerie MacLeanAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Valerie MacLean dit avoir été harcelée lorsqu'elle travaillait pour la GRC dans les années 1970.

Une ancienne policière de la GRC raconte

D'autre part, l'ancienne présidente du Bureau d'éthique commerciale de la Colombie-Britannique (BBB), Valerie MacLean, a choisi le premier jour d'audience dans cette affaire pour parler de sa participation au recours collectif en public.

Elle explique qu'elle a été agente de la GRC dans les années 1970 et raconte que son superviseur à l'époque aimait faire équipe avec elle dans la voiture de patrouille lors des quarts de travail de nuit.

« Au cours des huit heures de notre quart de travail, il m'expliquait que si j'étais gentille avec lui, si j'acceptais que nous ayons une relation, ce serait bon pour mon avenir au sein de la GRC puisqu'il était responsable de mes évaluations », a-t-elle expliqué aux journalistes à l'extérieur de la Cour.

Valerie MacLean explique qu'elle s'est plainte de la situation à plusieurs reprises et que rien n'a été fait.

Elle affirme qu'elle a reçu une mauvaise évaluation l'année suivante et qu'elle a quitté la GRC.

L'ancienne policière s'est dite abasourdie d'apprendre que les conditions de travail des policières au sein de la GRC n'avaient pas beaucoup changé depuis l'époque où elle y travaillait.

Elle explique qu'elle s'est jointe au recours collectif pour appuyer les policières d'aujourd'hui.

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