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Jean Charest promet de créer 250 000 emplois

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Jean Charest

Jean Charest

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Lili Boisvert
Prenez note que cet article publié en 2012 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Jean Charest promet qu'un gouvernement libéral au mandat renouvelé travaillerait à la création de 250 000 emplois au cours d'un prochain mandat et à l'atteinte d'un taux de chômage de 6 % d'ici 2017.

Un taux de chômage aussi bas ne s'est jamais vu au Québec, selon les statistiques canadiennes compilées depuis 1976. Actuellement, le taux de chômage de la province se situe à 7,7 %, ce qui représente 331 200 chômeurs.

Jean Charest, qui était dans la capitale nationale pour son point de presse de jeudi, dit qu'il veut que la province vive ce que la ville de Québec vit en ce moment, soit le plein-emploi. Selon lui, un taux de 6 % se situe « dans la zone du plein-emploi ».

Le chef libéral reste évasif quant aux mesures qu'un éventuel gouvernement libéral mettrait en place pour atteindre cet objectif. Il rappelle évidemment son projet phare du Plan Nord, et il insiste sur l'importance de conclure des ententes avec l'Europe et les économies émergentes, notamment la Chine et l'Inde.

Il se propose aussi de faire des efforts supplémentaires pour augmenter l'emploi chez les immigrants récents, les jeunes et les travailleurs de 55 ans et plus, comme il se targue de l'avoir fait pour les femmes grâce à ses politiques familiales.

« Ce que nous avons réussi au Québec avec les femmes, [c'est] quand même phénoménal. Phénoménal, parce qu'on se place au premier rang des économies mondiales maintenant pour la participation des femmes dans le marché du travail. »

Jean Charest

L'emploi chez les femmes et les politiques familiales

En avril, une étude de l'Université de Sherbrooke démontrait que le taux d'activité chez les femmes, qui était de 4 points inférieur à la moyenne canadienne en 1996, a progressé très rapidement à partir de cette date. Il a dépassé la moyenne nationale en 2011.

L'étude, qui portait sur la rentabilité des garderies subventionnées, établissait que cette politique avait incité près de 70 000 mères à occuper un emploi en 2008, ce qui se traduisait par une hausse du taux d'emploi global au Québec de 1,78 %.

Cependant, le programme des services de garde subventionnés a été lancé au Québec en 1997, soit avant l'arrivée au pouvoir des libéraux, et les parents qui utilisaient ce service payaient à l'époque 5 $ par jour. Ce tarif a été haussé à 7 $ par jour sous les libéraux, en 2004.

Le chef libéral avait déjà confirmé mercredi, lors du déclenchement des élections, que l'économie serait un thème prioritaire de la campagne du parti. Il ajoute aujourd'hui que les élections du 4 septembre ne seront pas seulement l'occasion pour les Québécois de se prononcer sur le respect de la démocratie en lien avec le conflit étudiant, mais également sur l'enjeu de l'économie.

« Nous les libéraux, nous voulons vivre dans une société où l'économie est forte parce qu'une économie forte nous offre la liberté de choisir. Une économie forte rend possible un système de soins de santé, un système d'éducation, l'appui aux familles et aux personnes aînées. »

Jean Charest

Jean Charest affirme par ailleurs qu'il n'y a jamais eu autant de Québécois sur le marché du travail qu'en ce moment. Est-ce vrai? Notre équipe de vérification des faits s'est penchée sur la question.

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