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Les fédérations étudiantes lancent un appel au vote des jeunes

Élections : l'implication des étudiants
Radio-Canada

La Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) et la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) lancent une campagne pour inciter les jeunes à exercer massivement leur droit de vote et maximiser leur influence sur l'issue de l'élection générale qui se tiendra le 4 septembre.

En conférence de presse mercredi, la présidente de la FEUQ, Martine Desjardins, a annoncé le lancement d'une campagne baptisée « Faire la différence ».

À part stimuler le taux de participation électoral chez les jeunes, la campagne de la FEUQ et de la FECQ tentera de remettre à l'avant-scène les enjeux de la crise étudiante durant la campagne électorale.

Selon Martine Desjardins, le but de cette campagne étudiante, qui sera essentiellement propulsée par Internet et les médias sociaux, est aussi de « rappeler le bilan désastreux des libéraux et de s'assurer d'avoir un gouvernement qui va écouter la voix des jeunes ».

« Notre objectif concret dans cette campagne sera de faire augmenter la participation des jeunes aux élections. Pourquoi? Parce que lors des élections de 2008, 45 % des 18 à 34 ans se sont rendus aux urnes. Moins d'un jeune sur deux est allé voter. Un taux très bas, surtout quand on pense que les jeunes représentent 12 % de l'électorat au Québec. »

Éliane Laberge, présidente de la Fédération étudiante collégiale du Québec

Pour mener leur campagne, la FEUQ et la FECQ misent sur un site Internet baptisé Votons.ca, où l'on demandera aux jeunes non seulement d'exercer leur droit de vote, mais aussi de s'inscrire comme bénévole dans leur circonscription afin d'y mener des actions pendant la campagne.

Les fédérations étudiantes entendent adopter vendredi une plateforme de campagne et amorcer une tournée dans la province qui s'échelonnera jusqu'au scrutin.

Des dépenses surveillées de près par le DGE

Dans le cadre des actions de leur campagne, les fédérations étudiantes devront dorénavant redoubler de prudence. Le Directeur général des élections entend scruter à la loupe leurs dépenses.

Selon la loi, durant une campagne électorale, aucun groupe de pression ne peut effectuer des dépenses dans le but de « favoriser ou défavoriser, directement ou indirectement, l'élection d'un candidat ou d'un parti. »

Sur leur site Internet ou leurs affiches, les fédérations étudiantes ne peuvent donc désormais se prononcer en faveur ou contre aucun parti.

« On est tout à fait conscients qu'on est à risque, parce que la ligne est assez mince », reconnaît Martine Desjardins.

Les associations étudiantes qui enfreignent la loi risquent de fortes amendes, allant de 10 000 à 50 000 $.

Les représentants promettent néanmoins qu'ils ne resteront pas silencieux et qu'ils feront campagne sur les enjeux.

Et s'ils doivent surveiller leurs actions tout au long de la période électorale, la loi leur permet de s'exprimer librement lorsqu'ils accordent des entrevues, cela n'étant pas considéré comme une dépense.

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